Une rentrée avec des inquiétudes

Le 1er septembre 2022, tous les lycéens et lycéennes feront leur rentrée scolaire.  

Cette rentrée est particulière parce qu’elle est la première avec ce nouveau ministre de l’Éducation nationale mais, qui semble prolonger les mesures de son prédécesseur, lequel a laissé l’éducation nationale  dans un état plus que critique. En effet sous Blanquer, entre le manque criant de personnels qualifiés, de  professeurs et l’abondance de décisions destructrices, l’avenir des lycéens s’assombrissait.  

D’abord, la réforme du lycée, le système d’évaluation permanente qui en résulte ainsi que la sélection  Parcoursup n’ont fait qu’accroître les inégalités et le stress lycéen ; la baisse de l’enseignement tronc  commun en voix professionnelle et la disparition programmée de l’enseignement technologique n’ont fait  que creuser la différence de niveau entre les sections. Ensuite, le ministre aura brillé par son manque  d’écoute et son mépris envers les syndicats qu’ils soient composés de lycéens ou de professeurs.  

Avec la nomination de M. Ndiaye, est censé s’installer un renouveau et la mise à disposition d’efforts  et de moyens conséquents, aussi bien pour reconstruire l’éducation nationale que pour rétablir de bonnes  relations avec les syndicats.  

En l’absence de cela depuis sa nomination au ministère, nous sommes inquiets du bon déroulement  de cette année scolaire : les mêmes situations catastrophiques que sous Blanquer risquent de nous miner la  rentrée. Nous parlons ici de professeurs absents, du fait que le poste ne soit plus attractif, que des  professeurs formés sur le tas ne soient pas assez prêts et équipés pour accompagner les lycéens et  lycéennes.  

Nous, lycéens, avons été les premiers à subir les conséquences de la politique de M. Blanquer et si  rien n’est changé, nous craignons que cela ne frappe plus violemment les jeunes scolarisés dans les quartiers  populaires qui ont moins de capacité à faire entendre leurs plaintes. 

La FIDL reste et sera vigilante pour ne pas laisser s’installer une éducation au rabais avec des classes  sans professeur tout au long de l’année scolaire.