Epreuves de spécialités du bac en contrôle continu : il était temps que Blanquer bouge, qu’attend-t-il pour Parcoursup ?

Jean Michel Blanquer a annoncé ce soir que les épreuves de spécialité du bac, prévues en mars, sont annulées au profit du contrôle continu. Ces annonces posent problème dans la mesure où elles arrivent bien trop tard alors que l’on connait la particularité de la situation depuis l’année dernière. Depuis, l’ensemble de la communauté éducative a été contrainte de travailler sous tension et dans le stress, car les seules directives étaient de continuer les programmes tels qu’ils étaient prévus. 

Aujourd’hui, l’épreuve du Grand Oral est maintenue alors que depuis le début de l’année scolaire il n’a pu être travaillé dans des conditions correctes. Nous n’aurons donc que 3 mois pour se préparer à cette épreuve centrale qui comptera à hauteur de 10 % dans notre baccalauréat alors que nous aurions pu le faire depuis beaucoup plus longtemps. 

Bien que le ministre accède à une partie des demandes que nous avions formulées depuis plusieurs mois, il décide aujourd’hui de les écouter sans évoquer le fait qu’il se trompe depuis le début. Le signal qu’il renvoie est une impossibilité réelle de mettre en place sa réforme du bac que nous contestons depuis le début. 

Maintenant qu’il se rend compte des problèmes que pose la crise sanitaire sur les modalités d’examens des lycéens, quand est-ce qu’il réalisera que la plateforme Parcoursup se doit également d’être revue ? La sélection dans l’enseignement supérieur ne peut se poursuivre et la volonté des lycéens souhaitant accéder aux universités doit être respectée ! Pour cela, la FIDL le syndicat lycéen demande une révision du système d’orientation post bac.