Hausse des actes antisémites : Tous concerné !

Hausse des actes antisémites : Tous concerné !

Les organisations étudiantes et de jeunesse rejoignent le rassemblement contre l’antisémitisme.

Les chiffres sont alarmants, les actes sont marquants !

En 2018, les actes antisémites ont augmenté de 74 % en France avec plus de 540 actes.

Nos universités, nos écoles, nos établissements ont été frappés par des dégradations, des tags, des menaces, des cas de harcèlement visant les étudiant.e.s juif.v.e.s.

Ces derniers jours, et parfois plusieurs fois dans la même journée, nous sortons de la vague d’indignation et passons à l’action.

C’est dans nos lieux d’enseignements, mais aussi dans nos organisations, associations ou syndicat que nous nous engageons particulièrement.

Lorsque des juif.v.e.s sont attaqué.e.s ce sont tous les Francais.e.s qui sont menacé.e.s !

L’antisémitisme n’est pas l’affaire des juif.v.e.s, il est l’affaire de tous les citoyen.ne.s.

C’est pourquoi, nous organisations, appellent à rejoindre le rassemblement contre l’antisémitisme le mardi 19 Février à 19h, Place de la République à Paris, et ailleurs, partout en France !

Contact presse :

  • Samuel Szenker – Président : 06.28.48.21.66
  • Romain Leconte – Permanent national : 06.98.82.39.44
La FIDL invitée à Matignon pour le Prix Ilan Halimi

La FIDL invitée à Matignon pour le Prix Ilan Halimi

Cérémonie en présence du Premier Ministre : Edouard Philippe.

Mercredi 12 Février, la FIDL a eu l’honneur d’être invitée à l’hôtel Matignon pour la 1ère cérémonie de remise du prix Ilan HALIMI.

Nous remercions Édouard PhilippeMarlène SchiappaGabriel AttalGisele Halimi, la DILCRAH, Frédéric Potier ainsi que Cindy Léoni pour leurs accueils chaleureux et leurs présences.

Sous le signe de l’hommage et de l’émotion, les jeunes lauréats, dont des lycéens, sont parvenus à réaliser des projets empreints d’espoir et de résistance face à la haine, que la FIDL, syndicat lycéen de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, soutient, encourage et félicite !

Samuel Szenker et Saphia Ait Ouarabi (Président et Vice Présidente de la FIDL).
Semaine d’Education contre le Racisme

Semaine d’Education contre le Racisme

Dans le cadre de la Semaine d’Education contre le Racisme, qui se tient chaque année dans toute la France du 18 au 24 Mars, la FIDL vous propose de vous accompagner dans la création de votre projet antiraciste au sein de votre établissement scolaire.

Si la lutte contre les discriminations vous concerne d’une manière ou d’une autre, la Semaine d’Education contre le racisme est le moment idéal pour vous mobiliser, dénoncer les injustices, échanger et mettre en avant vos idées mais surtout promouvoir le vivre ensemble !

Créer un projet, c’est très simple

Commencez par contacter les membres de l’équipe de la FIDL qui seront là pour vous accompagner dans la réalisation de votre projet et dans sa mise en place dans votre collège ou lycée.

Puis, c’est à vous de jouer : déterminez avec vos amis une thématique sur laquelle vous avez envie de vous engager et le format de l’action qui vous ferait plaisir.

Exemple : un ciné-débat autour de la figure de Martin Luther King, un atelier de slam autour de la lutte contre les discriminations, ou encore une conférence sur le rapport entre la jeunesse et la police.

Laissez libre court à votre imagination.

Afin que votre événement soit le plus sympa et le plus visible possible, la FIDL vous proposera d’y associer une personnalité (acteur, sportif, street-artiste, etc.) qui interviendra à vos côtés le jour J.

N’oubliez pas, pour toutes ces étapes, l’équipe de la FIDL est là pour vous ! N’hésitez pas à contacter Romain qui sera heureux de vous conseiller et de vous aider :

Romain Leconte : 06.98.82.39.44 ou romain.leconte@fidl.org

Mais aussi notre partenaire de SOS Racisme, Hadrien LENOIR 06.89.17.73.18

COMMUNIQUE DE PRESSE : Education Nationale – Grève ce 12 novembre

COMMUNIQUE DE PRESSE : Education Nationale – Grève ce 12 novembre

Les annonces budgétaires pour l’année 2019 mènent à un constat inévitable, l’Éducation nationale sera une nouvelle fois laissée sur le carreau.
C’est la suppression de quelques 2 650 postes d’enseignants et 400 de personnels administratifs qui est à venir, ce qui représente une nouvelle atteinte aux conditions d’études des élèves et de travail des personnels des établissements scolaires.
Comment prétendre dans de telles conditions à un enseignement de qualité ? Comment prétendre à l’égalité des chances de réussite ? Comment le gouvernement peut-il aller dans ce sens alors que les tentions dans les écoles sont déjà à leurs combles ?
Il y a quelques semaines, un lycéen défrayait la chronique en braquant une de ses profs avec une arme factice. Cet acte qui n’a évidemment pas sa place au sein d’un établissement scolaire (pas plus qu’ailleurs) est un témoignage fort des situations difficiles dans lesquelles les enseignants peuvent se retrouver plongés.
La FIDL dénonce ces suppressions d’emplois qui ne feront qu’aggraver le problème démographique que les établissement rencontrent et qui conduit les classes au bord de l’asphyxie. Ces conditions ne sont plus vivables que ce soit pour les élèves ou les membres du corps professoral.
La FIDL tient à apporter son soutient aux organisations FSU, Unsa-Éducation, Sgen-CFDT qui appellent les personnels de l’Éducation nationale à une journée de grève ce 12 novembre afin que le gouvernement renonce à son projet.

 

La FIDL demande à ce qu’une réelle concertation puisse avoir lieu sur cette problématique, afin que l’on pointe enfin du doigt les réels problèmes que rencontrent les établissements et que le gouvernement mette un point d’honneur à arrêter sa politique de l’autruche et à régler cette question une bonne fois pour toute.

Contact presse
Manale HADOUIRI
Tél : 0698823944
Mail : manale.hadouiri@fidl.org
www.fidl.org

Tribune dans Libération : « Parcoursup : pour l’abrogation de la loi ORE »

Tribune dans Libération : « Parcoursup : pour l’abrogation de la loi ORE »

Par: Samuel SZENKER président de la FIDL. Raymond Artis président de la FCPE; Louis Boyard président de l’Union nationale lycéenne; Marie Buisson secrétaire générale de la FERC-CGT; Cybèle David cosecrétaire de la fédération SUD éducation; Jean-Louis Fournel collectif Sauvons l’université; Bernadette Groison secrétaire générale de la FSU; Lilâ Le Basprésidente de l’UNEF; Romain Pudal Association des sociologues enseignants du supérieur; Hubert Raguin secrétaire général de la FNEC-FP-FO;

Face au bilan désastreux de la plateforme post-bac, il est urgent de sortir du cadre de la loi Ore et de restaurer le droit aux étudiants d’accéder aux universités de leur choix, lesquelles devront être dotées de moyens humains et financiers supplémentaires.

Durant l’année scolaire 2017-2018, nos organisations n’ont cessé de dénoncer la loi relative «à l’orientation et à la réussite des étudiants» (ORE) qui met en place le dispositif d’affectation post-bac Parcoursup et généralise la sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur. A quelques jours de la clôture de la procédure, il est manifeste que Parcoursup a plongé dans le désarroi des centaines de milliers de jeunes, et fait pire que le système antérieur, le très décrié Admission post-bac (APB). En juin, nous écrivions : «Nos organisations soutiennent l’ensemble des bacheliers et de leurs familles qui revendiquent le droit à la poursuite d’étude dans une filière correspondant à leurs choix et à leurs aspirations. Elles affirment la nécessité d’un plan d’urgence pour l’enseignement supérieur qui mette en adéquation les places disponibles et le nombre de bacheliers et d’étudiants en demande de réorientation.» Ces lignes sont d’une brûlante actualité. Nous exigeons l’abrogation de la loi Ore.

Un bilan désastreux

A la rentrée de septembre 2017 avec APB, il restait 6 000 bacheliers sans affectation ; à la rentrée 2018, ils étaient 9 000 recensés par le ministère. Mais ils étaient également 40 000 sur liste d’attente et 70 000 à avoir une place mais à espérer d’autres réponses, donc non satisfaits, et 180 000 à être sortis du dispositif, en abandonnant Parcoursup. Ces candidats se sont résignés et ont renoncé aux études supérieures, ou sont allés remplir les caisses de l’enseignement privé, véritable gagnant de l’opération. Contrairement à APB, Parcoursup ne permet pas de quantifier le nombre d’étudiants qui ont vraiment la place de leur choix, puisque le gouvernement a obstinément refusé de leur faire renseigner leur premier vœu, donc de le prendre comme critère d’affectation. Ce bilan, nous le dressons avec le peu de données dont nous disposons, puisque le gouvernement a refusé, malgré nos demandes répétées, de communiquer les critères de sélection des formations d’enseignement supérieur, également méconnus des candidats, tout comme la répartition des lycéens sans affectation selon les filières de bac, les territoires et les établissements. Nous savons cependant que des pondérations de moyenne en fonction de la filière de baccalauréat et des lycées d’origine ont pu être appliquées à l’université, ce qui renforce la sélection sociale déjà existante dans de nombreuses filières de l’enseignement supérieur. L’établissement d’origine, c’est-à-dire sa réputation, pèse encore davantage dans l’accès à l’enseignement supérieur. Nous recevons aussi de très nombreux témoignages de jeunes, qui se retrouvent sans formation et désemparés en cette rentrée. Là où avant il leur suffisait d’avoir le baccalauréat pour avoir le droit de s’inscrire dans la formation universitaire de leur choix, les bacheliers ont été triés, sélectionnés en fonction des critères locaux imposés par la loi. L’objectif du gouvernement, sous couvert «d’orientation et de réussite des étudiants»,est bien d’éjecter des milliers de jeunes du système universitaire.

Une rentrée critique

Avec 70 000 étudiants encore en attente d’autres réponses au 5 septembre, et d’autres qui ont continué d’être affectés après cette date, les établissements d’enseignement supérieur doivent faire leur rentrée sans avoir une connaissance exacte de leurs effectifs en première année. Certains étudiants arriveront après le début des enseignements, alors qu’il s’agit justement des plus fragiles. Des établissements ont été contraints d’augmenter leurs capacités d’accueil sans moyens supplémentaires. Dans certaines formations, les emplois du temps ne sont pas finalisés, les locaux ne sont pas affectés, les enseignants ne connaissent pas leurs services définitifs. Les dispositifs «oui si», proposés aux candidats dont on a jugé qu’ils pouvaient tirer profit de remises à niveau pour réussir dans la formation de leur choix, étaient la vitrine du plan de communication gouvernemental. Faute de moyens et de temps pour les préparer, ils peinent à être organisés et il manque des enseignants pour les assurer. La situation sociale des étudiants affectés tardivement est critique lorsqu’elle a repoussé d’autant leur recherche d’un logement. Le gouvernement a refusé de faire le seul choix qui s’imposait, la création de places pour garantir l’égalité d’accès aux études, par un refinancement public de l’enseignement supérieur, et cela sous couvert d’arguments budgétaires au moment même où il s’apprête à mettre en place un service national universel à trois milliards d’euros.

Dans le sillage de la loi Ore

Les élèves qui entrent aujourd’hui en seconde forment la première génération qui passera le nouveau bac. Dans le cadre de la réforme du bac et du lycée, dont ils sont aujourd’hui les cobayes, ils devront, dès cette année, faire part de leur choix d’enseignements de spécialité pour leur année de première. Le flou reste total sur le contenu comme sur ceux qui pourront être proposés dans chaque lycée et sur qui décidera, in fine, quels enseignements suivra l’élève en première. Pourtant les spécialités suivies seront un critère décisif pour l’orientation dans le post-bac. Dans le même temps, le gouvernement détruit le service public d’orientation, au risque de lui substituer un marché d’officines privées et de «coachs scolaires» aussi inefficaces qu’inaccessibles aux enfants des classes populaires.

Nous n’acceptons pas que  les lycéens se retrouvent enfermés dans une orientation subie, qui hypothèque leurs choix futurs, lors de leur passage dans l’enseignement pas plus que nous ne validons la réforme de la licence, qui brise le cadre national des diplômes avec des formations «à la carte».

Le gouvernement refuse d’affronter l’échec de Parcoursup. Parcoursup ne souffre pas de «bugs» susceptibles d’être réglés par des ajustements techniques. Il est le simple outil d’un renversement total des conditions d’accès aux études supérieures : ce sont désormais les établissements qui classent les candidats, au lieu que ces derniers hiérarchisent leurs vœux selon leurs aspirations. On peine à comprendre comment un tel système pourrait favoriser le «libre choix» et laisser le «dernier mot» aux étudiants. Le seul moyen de sortir de cette impasse est de restaurer le droit pour tous les bacheliers d’accéder à la formation universitaire de son choix, de sortir du cadre de la loi Ore et de financer un plan d’urgence pour l’enseignement supérieur qui mette en adéquation les places disponibles et le nombre de bacheliers et d’étudiants en demande de réorientation, et, d’une manière plus générale, d’ajouter des moyens pour l’université. Cela passe par le recrutement de 60 000 personnels enseignants et non enseignants au cours des dix prochaines années et une dotation de l’Etat aux établissements universitaire à la hauteur de celle des classes préparatoires et des grandes écoles, soit 15 000 euros par étudiants et non pas seulement 2 000 euros comme l’octroie actuellement la ministre aux établissements qui accepte d’accueillir des étudiants supplémentaires dans les filières «en tension».

Retrouvez la tribune sur le site de Libération : https://www.liberation.fr/debats/2018/09/19/parcoursup-pour-l-abrogation-de-la-loi-ore_1679571

« Pourquoi nous, lycéens, réclamons l’abrogation de Parcoursup » Tribune par Samuel Szenker, Président de la FIDL

« Pourquoi nous, lycéens, réclamons l’abrogation de Parcoursup » Tribune par Samuel Szenker, Président de la FIDL

Depuis sa création en 1987, la FIDL s’est toujours mobilisée pour améliorer et démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur des lycéens.

La rentrée 2018 est particulièrement importante pour les lycéens. Tous les élèves qui arrivent en seconde vont connaitre la fin des séries S, ES et L dans les filières générales et donc être confrontés à un nouveau bac. Quant aux élèves de première et de terminale, ils sont concernés dès cette année par la procédure « Parcoursup« . Ce système d’entrée dans l’enseignement supérieur devait soi-disant apporter une solution aux bugs des années précédentes. En réalité, il présente un premier bilan inquiétant: des dizaines de milliers de lycéens sans débouchés, des milliers de places disponibles non affectées et un surbooking dans de nombreuses universités. Le tout sur fond de renforcement de la sélection!

Depuis sa création en 1987, la FIDL s’est toujours mobilisée pour améliorer et démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur des lycéens. Nous avons combattu les lois Devaquet il y a 30 ans, les contrats précaires réservés aux jeunes comme le CPE il y a 12 ans comme nous dénonçons aujourd’hui les sélections permises par Parcoursup, un système dont la FIDL réclame l’abrogation.

Si nous nous battons contre cette sélection bien mal assumée par le gouvernement, c’est parce que nous sommes fermement attachés à l’égalité de tous devant l’Ecole. C’est pourquoi la FIDL est aussi l’organisation lycéenne qui s’est toujours portée à la pointe des mobilisations pour l’égalité de tous et la liberté de chacun, face au mépris social subi par les lycéens dits « de banlieue », face au racisme, face aux discriminations, face à l’homophobie. Nous soutenons les élèves sans papiers menacés d’expulsion au cours de leurs études, comme nous nous engageons contre l’extrême droite qui tente plus que jamais de s’infiltrer dans la jeunesse pour y distiller le poison de la haine, de la division et de l’inégalité.

Ces engagements sont importants et légitimes car, en devenant lycéen, nous devenons aussi des citoyens.

Face à une parole de la jeunesse bien peu écoutée, face aux attaques contre l’accès de tous à l’enseignement supérieur, mais également face à une société où se répand la haine anti-migrants, nous voulons être ce lieu de rencontre, de discussion et de mobilisation sur l’avenir des lycéens.

Être ce lieu s’avère fondamental car les lycéens font face à l’incertitude de l’avenir et aux réponses floues des ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Alors qu’il y a de plus en plus de lycéens, 2600 suppressions de postes sont annoncées au collège et au lycée. Alors que Parcoursup a été présenté comme une procédure idéale d’accès à l’enseignement supérieur, le gouvernement, devant les bugs inadmissibles de cette année, envisage d’en changer les règles dès l’année prochaine.

Nous voyons bien que cette rentrée 2018 pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses aux lycéens. Face à ces incertitudes, la FIDL s’engage pour défendre un lycée ouvert, luttant contre les inégalités et refusant le rejet de l’autre. Pour sortir de la logique du chacun pour soi et de la compétition scolaire sans fin, nous voulons maintenant avancer ensemble. Il y a beaucoup à faire et nous avons besoin des lycéens. Qu’ils soient sûrs qu’ils trouveront à la FIDL un lieu où s’engager!

Samuel Szenker Président de la FIDL (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne)

Retrouvez la tribune sur le site du Huffington Post

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