Communiqué de Presse : Rassemblement Never Again à Paris

Communiqué de Presse : Rassemblement Never Again à Paris

Les lycéens de la FIDL comptent parmi les jeunes à avoir exprimé leurs soutiens après la fusillade du lycée Marjory Stoneman Douglas aux États-Unis.

Nous avons pendant les jours qui ont suivi la fusillade, beaucoup travaillé avec :

la communauté Franco-américaine, les lycéens du mouvement Never Again aux États-Unis mais aussi avec nos partenaires en France pour tenter de venir en aide aux lycéens des États-Unis dans leur réponse à adopter face à la violence des armes à feux.

 

Au cours de nos dernières activités, nous avons constaté que les jeunes Américains ont vu notre soutien d’un œil admiratif. C’était notamment le cas lorsque nous avons publié la lettre ouverte à la jeunesse américaine.

Nous voyons également, avec beaucoup d’admiration la bataille que mènent nos potes américains et nous savons à quel point le combat pour la quête de justice et de la liberté n’est pas forcément acquis. Surtout lorsqu’il s’agit de se battre face à des lobbys et des sénateurs corrompus.

 

Les histoires Françaises et Américaines sont faites de conquête pour nos droits, nous pensons que nous avons beaucoup à apprendre l’un de l’autre. À quelques jours de mai 68, la France célèbre le soulèvement de sa jeunesse. Nous encourageons la structuration des mouvements américains et appelons nos amis américains à créer un syndicat lycéens qui sont d’une nécessité absolue pour consolider un mouvement.

Les lycéens de France ne souhaitent pas vous laisser seul face à cette bataille. Nous voulons vous montrer que partout dans le monde, les lycéens du monde entier marchent pour la vie.

 

Ce signal résonne très fortement à Paris et nous avons décidé avec la communauté Franco-américaine de clamer nous aussi notre attachement pour la vie le 24 mars prochain.

Nous vous invitons donc à venir couvrir le 24 mars prochain le rassemblement place du Trocadéro à Paris.

Letter to the American youth : FIDL stands in solidarity with the NEVER AGAIN high school student movement

Letter to the American youth : FIDL stands in solidarity with the NEVER AGAIN high school student movement

On Wednesday, February 14, 2018, a tragic shooting took place, killing 17 students at Marjory Stoneman Douglas High School in Parkland, Florida. FIDL, a prominent French high school union, wishes to share its thoughts and support to the families and friends of the victims.

Since the tragedy happened, you have, students and high school students, taken to the streets to oppose the ease with which, in the United States, individuals can acquire automatic weapons and spread death

FIDL stands in solidarity with your movement.

Schools should be, for us as for you, a sanctuary, that every young person can safely attend. When we go to school, we expect to receive knowledge, rather than bullets.

It is unfortunately clear that Donald Trump, backed by the NRA, which generously subsidized his populist campaign, is not going to settle the issue of gun control in the United States.

But your movement contributes towards progress, and we are convinced that the mobilization of youth can change societies. The French youth will support the NEVER AGAIN movement, starting with us.

Your movement brings hope and embodies justice. We too believe in the right to go to school without being shot and in the right to live in a world in which human beings do not kill each other. We too believe in the duty to silence the arms lobby which profits from crime, and the duty to build a world where weapons can no longer serve as methods of intimidation.

After many shootings in high schools and universities, it is high time that the indecent sellers of death stop boasting about the Constitution of the United States. The United States Constitution was written to preserve freedom and equality, not to preserve the freedom to kill young or old.

Thanks to you for making more noise than Donald Trump and his NRA friends, who wish the United States remained a country where buying a gun may be easier than a bottle of alcohol or a cigarette pack.

School helps to replace blood and violence with words and creation. Let not blood and violence prevent this mission from being fulfilled.

These few words are barely sufficient but we hope that they will reach you. We want to tell you that we admire you and believe that you have the power to change things.

On March 24th, in France and elsewhere, the youth will watch you with emotion.

In front of every Donald Trump, there are thousands and thousands of Emma Gonzalez, thousands and thousands of young people ready to take their responsibilities seriously, and who will no longer accept the cynicism of irresponsible rulers.

Congratulations on your mobilization. We are proud of you.

Lettre à la jeunesse américaine : la FIDL solidaire du mouvement lycéen NEVER AGAIN :

Lettre à la jeunesse américaine : la FIDL solidaire du mouvement lycéen NEVER AGAIN :

Le mercredi 14 février a eu lieu une tragique fusillade qui a couté la vie à 17 étudiants du lycée Marjory Stoneman Douglas à Parkland en Floride. La FIDL, syndicat lycéen français, tient à exprimer ses condoléances et son soutien aux familles et amis des victimes.

 

Depuis, étudiants et lycéens, vous êtes descendus dans la rue pour vous opposer à la facilité avec laquelle, aux Etats-Unis, des individus peuvent se procurer des armes et tuer.

 

La FIDL est solidaire de ce mouvement.

 

L’école devrait, pour nous comme pour vous, être un sanctuaire où tout jeune devrait pouvoir se rendre en toute sécurité. Quand on va à l’école, c’est pour recevoir des connaissances et non des balles.

 

Nous savons que Donald Trump, acquis au lobby des armes qui a généreusement subventionné sa campagne populiste, n’est pas près de régler la question des armes aux Etats-Unis.

 

Mais votre mouvement y contribue car nous avons la conviction que la mobilisation de la jeunesse peut faire bouger les sociétés. A travers nous, nous sommes convaincus que c’est la jeunesse française qui soutient votre mouvement NEVER AGAIN.

 

Votre mouvement est porteur d’espoir et porte des revendications empreintes de justice : aller à l’école sans se faire fusiller, vivre dans un monde dans lequel les êtres humains ne s’entretuent pas, faire taire le lobby des armes qui s’enrichit du crime et construire un monde dans lequel les armes ne pourraient plus servir d’arguments et d’intimidation.

 

Après les nombreuses tueries dans des lycées ou des universités, il est grand temps que les indécents vendeurs de mort cessent de faire du bruit en se réclamant de la Constitution des Etats-Unis. La Constitution des Etats-Unis a été rédigée pour préserver la liberté et l’égalité, pas pour préserver la liberté de tuer des jeunes ou des moins jeunes.

 

Merci à vous de faire plus de bruit que Donald Trump et ses amis de la NRA, qui voudraient que les Etats-Unis continuent à être un pays où il est parfois plus facile de se procurer une arme qu’une bouteille d’alcool ou un paquet de cigarettes.

 

L’école contribue à remplacer le sang et la violence par les mots et la création. Ne laissons pas le sang et la violence empêcher que cette mission soit remplie.

 

A travers ces quelques mots, nous voulons vous dire que nous vous admirons et que vous avez le pouvoir de faire changer les choses.

 

Le 24 mars prochain, en France et ailleurs, la jeunesse vous regardera avec émotion.

 

Face à chaque Donald Trump, il y a des milliers et des milliers d’Emma Gonzalez, c’est-à-dire des milliers et des milliers de jeunes prêts à prendre leurs responsabilités et qui n’acceptent pas le cynisme de gouvernants irresponsables.

 

Bravo pour votre mobilisation. Nous sommes fiers de vous.

Communiqué de presse: réforme du bac

Communiqué de presse: réforme du bac

Suite à la conférence de presse tenue ce jour par le Ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, La FIDL s’étonne que la phase de concertation avec les organisations lycéennes n’ait pas amené le Ministre à prendre en compte les inquiétudes soulevées par les lycéens ainsi que nos attentes. D’autant plus que la FIDL n’est pas frontalement opposée à un lycée modulaire, ni réfractaire aux réformes éducatives, à condition qu’on y mette les moyens nécessaires.

Ainsi, lors des concertations la FIDL avait fait part de ses inquiétudes sur de nouvelles inégalités qui pourront apparaitre dans le système éducatif alors qu’elles y sont déjà trop, présentes.
Or, les annonces faites par le Ministre cet après-midi sont loin d’être rassurantes.
Les moyens mis dans ce nouveau lycée sont clairement insuffisants :
– Pas d’enseignement oratoire dans l’emploi du temps des lycéens pour les préparer à la prise de parole alors que le gouvernement prévoit comme épreuve un grand oral et que l’oral est une épreuve socialement discriminante.
– Une préparation minimale à l’orientation et une spécialisation trop précoce pour les lycéens de seconde alors même que certains lycéens changent d’avis d’orientation en l’espace d’un trimestre.
– Aucune préparation pour les personnels éducatifs et parents d’élèves alors même que le lycée s’apprête à être considérablement chamboulé.
– Aucune assurance sur le maintien d’un baccalauréat national puisque le gouvernement joue le jeu de la discrétion et ne nous assure pas que les exigences des sujets seront les mêmes pour tous les lycées.

Cette réforme du baccalauréat à lieu au même moment que l’annonce du service national et l’orientation sur la nouvelle plateforme ParcourSup auxquels la FIDL est opposée. Ainsi la FIDL et l’ensemble des organisations de jeunesse vont se concerter vendredi prochain (16 février2018) lors d’une réunion interlycéenne dans le but d’interpeler à nouveau le Ministre de l’éducation Nationale et de créer les conditions pour une mobilisation d’ampleur dès la rentrée des vacances d’hiver.

Appel à la mobilisation le Jeudi 30 Novembre contre la sélection à l’université !

Appel à la mobilisation le Jeudi 30 Novembre contre la sélection à l’université !

Les organisations de jeunesse et syndicales étudiantes et lycéennes appellent les lycéen∙ne∙s et les étudiant∙e∙s à se mobiliser partout en France — le 30 novembre, mobilisons-nous contre la sélection à l’entrée des universités.

Les organisations de jeunesse et syndicales étudiantes et lycéennes réaffirment leur opposition ferme au « Plan Étudiants » En effet, face aux problèmes causés par le manque de moyens dans l’enseignement supérieur et l’augmentation du nombre d’étudiants, le gouvernement a fait le choix d’attaquer le droit pour tous les bacheliers de poursuivre leurs études en voulant autoriser les universités à sélectionner leurs étudiant∙e∙s. Nous dénonçons une réforme qui va priver encore plus de bachelier∙e∙s d’entrer à l’université et qui va accentuer encore plus la sélection sociale qui s’opère à l’entrée de la fac (laissant une part encore plus grandes des jeunes sur le banc de touche). Le « plan Étudiants » du gouvernement aura pour conséquence de renforcer les discriminations à l’encontre des lycéen∙ne∙s issus de lycées en ZEP et d’exclure les lycéen∙ne∙s professionnels et technologiques de la poursuite d’études supérieures. Le « Plan étudiants » fera subir à ces lycéen∙ne∙s des choix d’orientation qu’ils ont fait (ou subit) lorsqu’ils avaient entre 14 et 15 ans.

Les organisations dénoncent les fausses bonnes mesures en matière d’orientation qui accompagnent la nouvelle plateforme d’orientation Post-Bac « ParcoursSup ». Ce n’est pas aux professeur∙e∙s de jouer le rôle de conseiller∙e∙s d’orientation ni de déterminer l’avenir des lycéen∙ne∙s dans une discussion rapide en conseil de classe en donnant un avis « favorable » ou « défavorable » sur leurs voeux. Nous demandons la création de postes supplémentaires de conseiller∙e∙s d’orientation et une amélioration leur formation afin de mieux accompagner les lycéen∙e∙s tout au long du lycée dans leurs choix et de lutter contre l’échec en 1ere année de licence.

Le « Plan étudiants » prévoit par ailleurs d’autres mesures de régression. Il est en effet envisagé de remettre en cause des droits fondamentaux tels que les rattrapages, la compensation entre les matières, et d’imposer la signature aux étudiant∙e∙s d’un contrat de réussite pédagogique qui permettrait de supprimer plus facilement les bourses des étudiant∙e∙s en difficulté académique.

L’université doit rester un lieu ouvert, où chacun∙e a la possibilité d’étudier, de se cultiver et de se former pour préparer son avenir. Nos organisations réclament revendiquent un réinvestissement budgétaire de 2 milliards d’euros par an pour que les universités puissent accueillir l’ensemble des 200 000 étudiants supplémentaires qui rejoindront l’enseignement supérieur d’ici 2022. Nous exigeons que ces moyens soient alloués pour garantir le droit pour tous de s’inscrire à la fac et à la filière de son choix. Nous demandons par ailleurs à Madame Vidal d’augmenter considérablement les places en BTS et en IUT pour permettre à l’ensemble des lycéen∙e∙s de lycées professionnels et technologiques d’accéder à ces filières, aujourd’hui trop sélectives, faute de place. Nous exigeons la mise en place d’un véritable service public de l’orientation pour que chacun·e puisse choisir et maîtriser son parcours de vie.

La sélection à l’entrée des universités est une ligne rouge idéologique et historique à ne pas franchir.

À chaque fois, qu’un gouvernement a tenté d’introduire une forme de sélection, la réponse de la jeunesse fut forte et immédiate avec plus d’un million de jeunes qui sont descendus dans la rue, notamment en 1986 contre la loi Devquet. Si nos aînées se sont mobilisés contre la sélection il y a plus de 30 ans, nous continuerons de le faire pour garantir à chacun le droit aux études.
Ainsi, nous exigeons l’abandon de toute forme de sélection. Toutefois, ce projet de loi ne se contente pas uniquement d’instaurer la sélection à l’entrée de la fac. C’est pour cela que nous exigeons le retrait du projet de loi Vidal dans sa version actuelle.

Les organisations signataires appellent ainsi à une journée de grève lycéenne et étudiante le jeudi 30 novembre, et à l’amplification de la mobilisation, en organisant des assemblées générales dans les établissements et en organisant des actions, rassemblements et manifestations sur tous les territoires en cette journée.

Ainsi, nous affirmons le droit des lycéens et des étudiants à pouvoir faire grève lors des journées de mobilisation. C’est pourquoi nous revendiquons la banalisation des absences lors de ces journées, afin de pouvoir défendre ses droits sans être sanctionner.

DIDF Jeunes, Ensemble Jeunes, FIDL, Jeunes Ecologistes, Jeunes socialistes, JOC, Mouvement Jeunes Communistes de France, MRJC, NPA Jeune, Osez Le Féminisme, Réseau jeune du Parti de Gauche, Solidaires Etudiant-e-s, SGL, UEC, UNEF, UNL