Adaptation de l’épreuve de philosophie : qu’attend-on pour le Grand Oral ?

Les annonces de Jean-Michel Blanquer sur l’épreuve terminale du baccalauréat est bienvenue mais  floue et tardive. En effet, en indiquant ce soir au JT de France 2 que la note de contrôle continu pouvait  être gardée par les lycéens si elle était meilleure que la note de l’épreuve terminale, Jean-Michel  Blanquer, après des mois de dénégation, acte ce que tout le monde sait : les conditions de préparation  des lycéens ont été fortement perturbées par la situation sanitaire et ses conséquences sur la  préparation des lycéens. 

Cependant, Jean-Michel Blanquer laisse plusieurs points dans l’ombre : 

– que se passera-t-il pour des lycéens qui ne se présenteraient pas à l’épreuve terminale ? La  FIDL demande que ces élèves ne soient pas sanctionnés. 

– pourquoi ne pas faire d’annonces sur le « grand oral » alors que la préparation des lycéens ne  garantit en rien l’équité des candidats devant cette nouvelle épreuve dont tout le monde connaît le  caractère socialement discriminant ? La FIDL demande que des notes de contrôle continu puissent être  prises en compte en lieu et place de cette épreuve. 

– qu’en est-il des conditions de validation du baccalauréat professionnel ? La FIDL demande  que, là encore, des épreuves terminales, ne soient pas infligées comme des obligations à des élèves  dont la scolarité a évidemment été perturbée depuis plus d’un an. 

Pour Sacha Halgand, président de la FIDL, le syndicat lycéen, « une fois de plus, Monsieur Blanquer cède  sous la pression et au tout dernier moment. Une fois de plus, il montre son incapacité à anticiper les  conséquences – connues de tous – de la crise sanitaire sur la qualité des études. Une fois de plus, il  montre son mépris des lycéens et des enseignants en n’étant même pas capable d’apporter une réponse  globale aux problématiques du baccalauréat. »