[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1481491975378{padding-top: 10px !important;padding-right: 10px !important;padding-left: 10px !important;background-color: rgba(255,255,255,0.61) !important;*background-color: rgb(255,255,255) !important;} »]La FIDL, le syndicat lycéen, s’indigne du comportement discriminatoire observé lors d’une visite au Musée d’Orsay à l’égard d’une classe de première originaire d’un lycée en ZEP de Seine St-Denis.

Ce mercredi 7 décembre, lorsqu’elle visitait le Musée d’Orsay, avec sa classe de première professionnelle dans le but d’étudier l’histoire des ouvriers au XIXème siècle,  une enseignante d’histoire-géographie est restée médusée face au profond manque de respect d’un gardien à l’encontre de ses élèves.

« Fermez vos gueules ! Fermez vos gueules !» Telles ont été les paroles prononcées par le surveillant à l’encontre de sa classe lorsqu’elle arrivait dans la salle « alors qu’ils étaient immobiles et silencieux comme des statues ! ». S’en suivit un dialogue de sourd animé par les remarques désobligeantes du gardien qui se solda par son départ. Quelques minutes plus tard il revint accompagné d’une collègue et ils s’y mirent à deux. Ensuite, lorsque la visite repris son cours, 4 surveillants se mirent à suivre le groupe, ne leur laissant aucun répit… Jusqu’au moment où les surveillants leur ordonnèrent de quitter le Musée, sous prétexte qu’ils auraient été agressés, faisant référence à la réponse d’un élève exténué par le harcèlement dont étaient victimes ses accompagnatrices, répliquant :   « Mais vous êtes qui, vous, pour dire ça ? »

Ce triste et incompréhensible récit se terminera par la décision des deux enseignantes d’interrompre la visite, fatiguées par les remarques infondées et par un traitement discriminatoire. En effet, d’autres groupes d’adolescents étaient présents, et certains d’entre eux faisaient beaucoup plus de bruit, mais on ne leur reprochait rien.

La FIDL s’indigne face à ce cas d’injustice et se demande ce qu’il se serait passé si ce groupe n’avait pas été métissé ; si ces lycéens n’avaient pas été en filière professionnelle, qui plus est à Saint-Denis. Au vu du récit rapporté par l’une des enseignante il semble que le comportement des gardiens aurait été tout autre.

L’accès à la culture est un droit fondamental, il fait parti du droit à l’éducation et doit être garanti pour tous ! Le lycée est supposé former des citoyens et permettre à ceux-ci de s’émanciper intellectuellement. Bloquer l’accès à la culture, c’est empêcher cela et c’est intolérable!

Il ressort par ailleurs de cet épisode que la majorité des jeunes présents ne comptent pas remettre les pieds dans un musée. Le comportement des gardiens a donc créé ou conforté chez eux un sentiment d’exclusion, plus précisément d’exclusion sociale.

 

C’est pourquoi la FIDL exige de l’administration que plus jamais un tel cas ne se reproduise. Il est inadmissible que de tels actes puissent encore avoir lieu en 2016 dans le pays des droits de l’homme! Le racisme et les distinctions de classe n’ont pas leur place en France. C’est pourquoi la FIDL continuera de lutter contre les discriminations et les inégalités comme elle l’a toujours fait ![/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]