La FIDL, le syndicat lycéen, condamne fermement les violences qui ont éclaté hier au lycée Suger de Saint-Denis. La justice doit jouer son rôle et les individus responsables de ces événements doivent répondre de leurs actes.

Cependant, le syndicat tire la sonnette d’alarme sur la mise en garde à vue de lycéens mineurs depuis plus de 24h. D’autant qu’il apparait clairement que la majorité d’entre eux n’aurait pas pris part aux actes de violence.

La FIDL demande leur libération immédiate et les lycéens appellent à ne pas faire d’amalgames entre les « casseurs » et ceux qui souhaitent se mobiliser pacifiquement ou simplement se rendre en cours. Nous ne pouvons pas accepter que la République cesse d’être la République. Là est la condition de la légitimité et de notre confiance placées dans les forces de l’ordre.

La FIDL appelle au retour du dialogue au lancement d’un véritable débat de fond pour améliorer les relations entre la police et la population. Il existe aujourd’hui une réelle défiance entre les jeunes et les forces de l’ordre qui conduit à la violence car il n’y a aucun lieu d’écoute ou d’expression pour les jeunes.