Cet été, le gouvernement dirigé par notre cher président Macron a affirmé vouloir instaurer la sélection à l’université. Pour masquer cette idée de sélection, il préfère parler de « pré-requis ». Néanmoins l’idée reste la même : nier le droit le plus fondamental des lycéens et bacheliers, celui d’avoir a une place à l’université !

Cette mesure est au cœur du projet libéral de notre gouvernement. En effet, ceux qui ne seront pas sélectionné dans la filière de leur choix pourront toujours aller dans des écoles privées, mais que deviendront ceux qui n’en ont pas les moyens ? Cette réforme va accentuer les inégalités !

Avec la casse du code du travail, pour le gouvernement il faut casser l’Éducation nationale publique…

La politique du gouvernement remet en cause le modèle d’égalité des chances à la française. Ne nous méprenons pas : il n’y a ici aucun progressisme ou renouveau. Bien au contraire, Macron continue un chantier qui a commencé il y a plusieurs dizaines d’années, de casse du service publique. Sa politique n’est pas très éloignée de celle de Sarkozy de « non remplacement d’un fonctionnaire sur deux » !

La promotion de la « méritocratie » n’est en réalité qu’une façon d’exclure de la fac tous les lycéens issus de filières professionnels, technologiques ou de lycées dits « mal-vus ». Indirectement, cela va renforcer la reproduction sociale : les enfants de cadres iront à l’université mais les enfants d’ouvriers en seront exclus hormis de rares exceptions !

La sélection va fragiliser les jeunes et les familles les plus précaires

Dans beaucoup de famille peu aisées, l’espoir d’avoir un enfant diplômé est aussi celui de voir la famille s’élever socialement. Seulement, il a été prouvé que tous les enfants ne partent pas avec le même capital culturel. Un fils d’ingénieur aura plus de chance d’accéder à l’université qu’un fils d’ouvrier ou d’employé avec peu qualification. La sélection, c’est une nouvelle barrière contre l’ascension sociale des jeunes issus de milieux défavorisés !

Il ne faut pas non plus négliger la question des départements d’Outre-Mer. En effet beaucoup de bacheliers d’Outre-mer sont amenés à rejoindre la métropole pour poursuivre leur études dans le supérieur. Cela implique déjà de nombreux frais à la charge des familles.

Si leur enfant est refusé d’un établissement public, ils devront se tourner vers le privé et de nouveaux coûts se rajouteront à la liste déjà longue des « frais de scolarité ». Les lycéens risquent donc d’avoir encore plus de difficultés pour se lancer dans des études supérieures ! Une fois de plus le gouvernement ne travaille pas pour l’épanouissement collectif, mais bien pour une minorité de privilégiés, de nantis, d’élus. Autrement dit pour la bourgeoisie.

Pourquoi faut-il se mobiliser plus cette fois que les autres ?

Il faut se mobiliser maintenant contre la sélection pour que TOUS les lycéens aient la liberté de continuer leurs études après le lycée dans la filière de leur choix.

Il faut se mobiliser maintenant contre la sélection car les lycéens n’ont pas à payer les pots cassés des politiques d’austérité rejetées par une majorité de la population.

Il faut se mobiliser maintenant contre la sélection car le gouvernement s’attaque aux valeurs d’égalité de la république française !

Il faut se mobiliser maintenant pour garder l’héritage des luttes lycéennes.

Défendons l’égalité des chances !

Le rôle de l’État est de lutter contre les inégalités sociales et économiques qui affectent la scolarité de certains lycéens démunis. Il doit donc mener une vraie politique pour la vie étudiante, de façon à ce que les jeunes issus de milieux défavorisés ne soient pas obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins et mettre en péril la réussite de leurs études.

Dans le cadre de la consultation organisée au Ministère de l’Enseignement Supérieur, la FIDL a fait de nombreuses propositions pour défendre l’égalité dans l’accès à l’éducation. Nous proposons par exemple d’augmenter le budget de l’enseignement supérieur, d’améliorer le parcours d’orientation, de créer une année de transition facultative entre le lycée et la fac…

Mais, nous constatons que nous n’avons pas été entendus et que le gouvernement met en danger les droits des lycéens !

En 1987, nous avons réussi à faire retirer le projet de loi Devaquet, l’ancêtre du projet de loi impulsé par Macron cette année visant à introduire de la sélection à l’entrée des universités. En 2005, nous nous sommes mobilisés contre le CPE, qui visait un créer un contrat moins bien rémunéré pour les jeunes. Nous avons obtenu l’abandon de cette mesure.

Aujourd’hui, en 2017, nous allons nous mobiliser partout en France contre la sélection à l’entrée des universités pour obliger le gouvernement à reculer !


SOLIDARITE NATIONALE entre les lycéens, étudiants, travailleurs !!!
Tous ensemble dans la rue le 19 Octobre !

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