Alors qu’il se rendait au domicile de sa sœur, Théo, un jeune d’Aulnay-sous-Bois, s’est fait contrôlé par quatre agents de police. Rien d’anormal, en soit, sauf que l’interpellation tourne mal et le jeune est pris à parti par les policiers. Il est victime d’injures et de violences que personne ne devrait avoir à subir. Depuis son lit d’hôpital, il raconte par la suite le calvaire qu’il a du vivre :

« Il [le policier] prend sa matraque et il me l’a enfoncée dans les fesses, volontairement. […] Dès qu’il m’a fait ça, je suis tombé sur le ventre, j’avais plus de force.  […] Ils m’ont mis du gaz lacrymogènes dans la tête, dans la bouche, un coup de matraque en pleine tête, et moi j’avais tellement mal aux fesses que cette douleur semblait éphémère. […] Mon pantalon était baissé, j’avais vraiment mal. »

Les violences ont été telles que le jeune homme a dû subir une opération et a 60 jours d’incapacité totale de travail. Nous apportons tout notre soutien à Théo et à ses proches. Nous demandons à ce que la famille obtienne le soutien des puissances publiques, en particulier du Ministère de l’intérieur.

La FIDL s’indigne face aux violences policières et à cet acte choquant et monstrueux. Nous vivons dans un pays libre de droit et aucun citoyen n’a à subir des attaques d’une telle gravité, en particulier de la part des forces de l’ordre, qui sont sensées incarner la République et donc avoir un comportement exemplaire.

Les lycéens en ont assez que l’on considère les habitants des quartiers populaires comme des sous-citoyens que l’on peut mépriser, insulter et agresser sans conséquences. Les violences policières comme le contrôle au faciès dont de vrais problèmes qui empoisonnent notre société. Il est urgent de mettre ces sujet sur la table pour trouver une solution si on ne veut pas qu’il y ait de nouvelles victimes, pouvant aller jusqu’à la mort, comme ça a été le cas pour Adama Traoré l’été dernier.

Heureusement, les policiers ont été mis en examen et suspendu de leur fonction. Mais cela ne suffit pas. Il n’est plus possible que certains policiers, qui sont sensés représenter l’ordre et la sécurité, sèment le désordre et l’insécurité. Il faut réfléchir à de nouvelles techniques d’interpellation et à une nouvelle organisation de la police pour s’assurer que les policiers adoptent un comportement exemplaire et qu’il n’y ait plus aucun dérapage.

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