Valeurs
Les valeurs et positions de la FIDL

1°) Carte scolaire : la carte scolaire délimite les zones d’affectation pour les écoles, collèges et lycées. Bref elle a un rôle important à jouer dans la mixité scolaire. Elle a été crée en 1963 et jamais été modifiée. Elle ne répond donc plus à son rôle de mixité sociale et scolaire. Mais la supprimer amènerait à instaurer une sélection dans les lycées très demandé et bien réputé. D’ailleurs c’est ce qu’il s’est produit ces 2 dernières rentrées scolaires. Beaucoup d’élèves se retrouvent donc sans lycée. Les établissements restent ghettoïsés. IL FAUT DONC MAINTENIR UN PRINCIPE DE CARTE SCOLAIRE. Une carte adaptée, flexible et évolutive (revoir le découpage de la carte scolaire tous les deux ans, et évaluer chaque année les effets de celle-ci). On propose aussi, la Création d’un observatoire national de la mixité scolaire (chargé d’évaluer les effets de la carte scolaire en consultants les acteurs locaux mais aussi les lycéens, les parents d’élèves, les chefs d’établissements…)
2°) Transport scolaire et transport en commun : en milieu urbain rien ne justifie un temps de transport élevé. Tous les lycéens doivent pouvoir aller dans un établissement près de chez eux. En milieu rural, il faut renforcer les transports scolaires, la possibilité de recours aux internats. Il faut en général que le temps de transport soit raisonnable ainsi que son coût.
3°) Filière, sections, options : partout pour tous ! Chaque lycéen doit pouvoir suivre un panel de cours et d’options. Nous proposons donc que des bassins de formations soient créent (des zones géographiques égales) et que dans ces bassins les même options et cours soient dispensés. L’offre éducative doit être équivalente. Chaque lycéen pourrait suivre des cours dans n’importe quel établissement de son bassin de formations. Cela permettrai aux lycéens de se croiser, se rencontrer, se mélanger… Cela permettra aussi une équivalence dans la diversité des enseignements quelque soit le lycée où l’on est inscrit. Cela stopperait la formation de lycées d’élites. Pour le milieu rural, il faut développer les supports numériques.

4°) Equipement, matériel scolaire : l’égalité des moyens ! Matériel scolaire, l’informatique, Centre de Documentation et d’Information… La rentrée coûte trop chère pour tous mais pour certain c’est un gouffre difficile à passer (manuels scolaires, équipement pour les filières professionnels, fournitures obligatoires…) Tout cela pose un réel problème d’égalité, cela n’assure pas l’accès de tous à la même éducation et remet en cause la gratuité de celle-ci. Les manuels devraient être prêtés gratuitement, des aides doivent être attribuées pour couvrir le prix des équipements obligatoires… L’égalité des moyens c’est aussi que tous soient à la pointe en informatique. Un grand chantier doit être mise en place afin de doter les établissements de matériel informatique adéquat, de connexions internet haut débit, de cours dispensés grâce à l’informatique, de ressources multimédias… Des médiathèques doivent être créent dans tous les lycées. Pour parler d’une réelle égalité de moyens on doit aussi s’arrêter sur les CDI. Ils sont trop souvent désertés par les lycéens. Il faut repenser leurs objectifs et leur fonctionnement, y ajouter médiathèque, point information jeunesse…
5°) Les rythmes scolaire : le lycéen est le principal usager du lycée, les établissements doivent donc s’adapter à l’humain qui le compose. Certain moment sont propices aux cours magistraux et d’autres aux enseignements pratiques. Nous proposons que les cours magistraux ne se déroulent que le matin et que l’après midi soit consacrée a du soutien, des enseignements artistiques, sportifs, des mises en pratiques, des cours en petit groupe.
6°) Le soutien scolaire : suivi personnalisé et service public de soutien scolaire. Chaque lycéen devrait avoir un professeur référent avec qui il fera des points réguliers pour identifier les lacunes, les manques et les besoins. La FIDL milite aussi pour un service public du soutien scolaire, faire un Acadomia du service public. Aujourd’hui on laisse trop de place aux sociétés privées (donc inégalités entre les lycéens à cause du prix). Ce service public du soutien scolaire doit comporter de l’aide au quotidien (professeurs référents, des permanences), mais aussi des modules de soutien renforcé (cours supplémentaires en petit groupes) ou encore des temps d’entraide et de tutorat Lycéen/Lycéen ou Etudiant/Lycéen.

7°) Orientation, choisissons notre avenir ! Il faut une orientation active du collège au premier emploi et mettre en place des passerelles. Dès la 3ème les jeunes doivent recevoir une information de qualité sur les choix qui s’offrent à eux. Il faut des rendez vous avec les parents, les élèves, le professeur principal et les COPSY. Il faut donc plus de COPSY, ayant des formations plus complètes. Vu que les choix de vie évoluent, des passerelles entre les filières doivent être possibles sans que les élèves perdent d’années.
8°) Lycéen citoyen : Tant lors de la crise du CPE, que lors de l’élection présidentielle, ou du mouvement contre la suppression de postes… Nous avons pu voir un engagement des lycéens pour faire valoir leurs idées et leurs valeurs. Nous devons mettre en valeur la notion de lycéen citoyen. Le lycéen est parti prenante de son propre avenir et de celui de la société. Il faut instaurer une charte du lycéen, un réel statut lycéen. La FIDL propose aussi la création d’un CAPES d’éducation civique.
9°) Lutter contre la violence : afin de réellement lutter contre la violence scolaire, il faut réinventer les sanctions afin qu’elles participent au changement des mentalités. Il faut une généralisation des travaux d’intérêt éducatif. La FIDL pense qu’il faut aussi continuer les campagnes contre la violence scolaire. Les campagnes éveillent la conscience des lycéens.
10°) La formation santé : journées de prévention aux MST/IST, aux conduites addictives… La FIDL met en place des campagnes sur ces thèmes notamment avec les CVL et maison des lycéens. Des permanences du planning familial devraient être mise en place dans tous les lycées. Nous devons aussi rappeler le rôle du planning familial dans cette mission. En effet aujourd’hui il est remis en cause par les autorités (fermetures, baisse des subventions…).
11°) Abolir les discriminations !
La lutte contre les discriminations a toujours été dans les gènes de la FIDL. Le racisme, le sexisme, l’homophobie demeurent des problèmes dans les lycées. Trop d’amalgames ne sont pas contredits. Il faut multiplier les interventions au sein des lycées, à l’occasion de conférences organisées avec les CVL, et notamment en partenariat avec SOS Racisme et Ni Putes Ni Soumises. La FIDL mène par ailleurs des campagnes sans tabou à l’intérieur des lycées.
12°) Objectif Europe : construisons-là ensemble ! Le lycée doit donner envie aux lycéens de France de s’ouvrir au monde, de découvrir d’autres perspectives et d’autres cultures. L’Europe apparait aujourd’hui comme un délire de vieux. Nous devons remettre l’Europe au cœur des préoccupations de la FIDL. Et ainsi donner une vision large et internationale à nos combats. La FIDL s’engage pleinement au sein de l’OBESSU (confédération européenne des syndicats lycéens).
13°) La vie démocratique lycéenne : réformer les institutions lycéennes et développer les structures lycéennes (maison des lycéens, bureau des élèves), faire connaitre les droits et les devoirs des lycéens, créer une vraie carte de lycéen… La vie démocratique lycéenne est un des combats historique de la FIDL. Permettre la participation des lycéens dans la construction de leur lycée est très important. Les lycéens doivent agir et s’exprimer sur la vie de leur lycée. De nouvelles règles doivent être définies pour donner un vrai élan à la démocratie




