TEXTE D’ORIENTATION

13ème congrès de la FIDL

8 et 9 février 2014 – Lycée Diderot à Paris

VERS LE LYCéE NUMéRIQUE et technologique

Les élèves Français ont un énorme retard sur les autres élèves du monde en terme de technologies numériques. Il est pourtant primordial d’être à la pointe de celles-ci, si nous voulons être, dans un futur proche, présents sur le marché international et faire valoir nos compétences. Pour cela, il faut mettre à disposition d’une jeunesse en attente les outils nécessaires !

 Il faut néanmoins noter les fortes avancées dans ce domaine qui ont été faites depuis 2013, en particulier par la voix du plan national mis en place par le ministre de l’Éducation et la création du Conseil National du Numérique. L’installation des tableaux numériques a aussi considérablement augmenté ces dernières années.  Action que nous félicitons.

 Cependant, de nombreux établissements possédant du matériel se retrouvent aujourd’hui sans budget de financement pour leur entretien. Par ailleurs, nous dénonçons aujourd’hui encore le fait que, dans beaucoup trop de lycées, les équipements numériques ne sont que peu voir pas présents ; ou alors totalement dépassés par l’âge, c’est-à-dire dans un état quasi inutilisable. C’est malheureusement en majorité le cas des lycées professionnels ou de quartiers, encore une fois.

 Le numérique ne doit pas apporter plus d’inégalités entre les lycéens et entre les lycées comme c’est le cas actuellement !

 Nous devons donc aller encore plus loin ! Permettre à chaque lycéen d’avoir accès à un ordinateur, à une formation… C’est essentiel dans le monde actuel ! Nous devons également avoir dans nos lycées les conditions qui permettent de travailler de manière convenable et non sur du matériel obsolète.

 NB : Il n’est cependant évidemment pas question aujourd’hui de remplacer le professeur par la machine. Ce dernier doit rester la personne qui nous transmet des connaissances, entre autres au sujet du numérique. Les machines ne substitueront jamais le contact humain !

 

Propositions formulées par l’atelier « Vers un lycée numérique et technologique » :

 

Généraliser les bourses pour aider les lycéens à s’équiper

Nous constatons qu’il y a aujourd’hui trop de jeunes qui ne disposent toujours pas d’internet chez eux, voire d’un ordinateur individuel ou encore familial ! La République doit offrir à chaque jeune les moyens d’accéder à des conditions décentes et propices à un travail de qualité. C’est d’ailleurs encore une fois les jeunes issus des classes populaires les plus pauvres qui se retrouvent dans cette situation. À l’heure où tout le monde utilise un ordinateur, notamment pour communiquer, une partie des jeunes est laissée de côté, mis à part à cause de son origine sociale.

Même si cette mesure est coûteuse, il s’agit d’un investissement à long terme. Ces bourses ou prêts doivent être financés par les Régions et l’État au simple nom de l’Égalité et du progrès.

Former les professeurs à l’utilisation du numérique afin que l’école soit toujours à la pointe des nouvelles technologies.

Les lycéens, les étudiants et les jeunes Français de manière générale ont d’énormes lacunes et un retard non négligeable par rapport aux jeunes des autres pays de l’OCDE en ce qui concerne la connaissance des outils numériques et l’utilisation de ceux-ci. Cela signifie donc que les professeurs doivent pleinement se saisir du numérique dans le cadre de leurs cours. Cependant, comment les encourager à utiliser ces outils si on ne les forme pas à le faire au préalable ?

Nous revendiquons donc le fait que les profs soient formés à l’usage des nouvelles technologies. Par ailleurs, un formation complémentaire et plus approfondie que ce qui existe actuellement à l’intention des élèves nous paraît également nécessaire. Cette formation pourrait être dispensée par des fabricants d’outils numériques ou par des associations locales concernées par ce domaine.

Inciter les professeurs à diffuser leurs cours sur des formats PDF ou power point.

C’est une mesure simple qui ne coûte rien. Elle est cependant totalement discriminatoire et inégalitaire si la proposition précédente n’est pas appliquée. Son but est d’apprendre à chaque lycéen l’utilisation des outils numériques, notamment au domicile. C’est également une mesure écologique où, en 2014 encore, les lycées utilisent encore des tonnes de papiers !

Donner à chaque élève qui entre en 6ème une tablette numérique.

Aujourd’hui, on le sait, les sacs des élèves de collège sont beaucoup trop lourds. À l’heure des nouvelles technologies, il est donc temps d’équiper chaque élève de 6ème d’une tablette qui le suivra jusqu’à la fin de sa scolarité contenant ses livres de cours et les documents que les professeurs utilisent pour faire leurs cours. Ce serait par ailleurs un grand pas vers l’économie de papier et donc vers l’écologie qui serait  fait.

Assurer un meilleur réseau internet dans les lycées

Aujourd’hui, il y a  encore souvent des problèmes de connections, autant pour l’administration que pour les élèves. Nous rencontrons encore des lycées sans connexion possible depuis les postes de travail du lycée, alors que des outils existent pour résoudre ce genre de problème (Antennes wifi longues portées ,  amplificateurs…). Il est aujourd’hui plus qu’urgent d’assurer une connexion internet dans tous nos établissements !

Mettre en place un accès wifi ouvert dans les lycées.

Le lycée est avant tout un lieu d’émancipation pour les jeunes Les lycéens doivent donc avoir accès aux réseaux wifi du lycée pour consulter, entre autres, l’actualité. Cela permettrait par ailleurs de réduire les inégalités entre ceux qui ont les moyens de s’offrir un forfait wifi, et qui surfent sur internet en permanence, et ceux qui ne l’ont pas. Cet accès ce ferait par le biais d’un réseau protégé afin d’éviter les piratages. Cette mesure nécessite la mise en place de codes d’attribution.

Généraliser les Espace Numériques de Travail

Ces plate-formes internet, présentes déjà dans beaucoup d’établissements, ont pour but d’améliorer la transmission d’information et de permettre la coopération entre les professeurs et les élèves. C’est une très bonne initiative, à laquelle on pourrait ajouter une rubrique contenant des exercices corrigés ou les éléments clés des programmes. Par ailleurs, on pourrait y ajouter un agenda du lycée de manière à ce que tous les lycéens puissent suivre l’actualité de leur lycée. Un espace pourrait aussi être aménagé pour les instances de la vie lycéenne.

Numériser les dossiers scolaires des élèves.

Numérisation de toutes les informations relatives au dossier scolaire de manière à ce que nous puissions le consulté tout au long de notre scolarité.

Installer des tableaux d’informations dans chaque lycée…

Nous préconisons la mise en place de tableaux numériques dans les halls de tous les lycées. À l’heure Des nouvelles technologies, ceux-ci indiqueraient les horaires des prochains bus ou train, et permettraient à l’administration ou aux élèves de faire passer des informations.

…Et des salles informatiques

La mise à disposition de salles informatiques en libre-service est essentielle si l’on veut nous habituer à utiliser les nouvelles technologies. Il faudrait que le nombre minimum d’ordinateurs soit proportionnel au nombre d’élèves dans le lycée.

VERS UN LYCéE VERT

En 2014, la jeunesse du monde s’inquiète réellement du climat et de l’état de notre planète. Nous refusons de porter le lourd fardeau, dans les années à venir, du réchauffement climatique et de la pollution. Nous avons conscience que nous sommes liés au devenir de la Terre. Nous savons aussi que dans nos mentalités, au quotidien, nous ne sommes pas informés des gestes simples qui peuvent faire en sorte de modifier le cours des choses et de changer nos comportements. Cette évolution est la seule solution envisageable aujourd’hui et nous devons nous y mettre ensemble !

Nous dénonçons qu’en 2014 les lycées ne pratiquent que trop peu le tri sélectif, alors que celui-ci est entré dans nos mode de vie depuis déjà plusieurs années déjà et qu’il nécessaire pour préserver notre écosystème.

Nous dénonçons également qu’aucune sensibilisation à l’écologie ne soit faite dans la plupart de nos lycées. Aujourd’hui, cette dernière n’a lieu qu’au bon vouloir des Régions ou des proviseurs ; alors que la question ne devrait plus se poser.

Pour l’année 2015 la FIDL soutiendra la transition Énergétique et écologique. Elle ne se fera pas sans la jeunesse !

Voici les propositions formulées par l’atelier

« Vers le lycée du 21e siècle, un lycée vert »

 

Normaliser le tri sélectif dans les établissements

Il n’est pas acceptable qu’en 2014, le tri ne soit pas suivi dans tous les établissements, au vue des tonnes de papier utilisées chaque année. Il faut également normaliser le tri à la cantine.

Organiser une journée « Stop gaspillage ! »

Cette journée serait composée d’interventions dans les classes afin de sensibiliser dans un premier temps. Ensuite, une redistribution des déchets organiques aux agriculteurs de la région pour leurs terres aurait lieu. Un compost peut aussi être réalisé. Cette journée est par ailleurs facilement reproductible régulièrement dans l’année, en enlevant la partie intervention. Elle peut également se décliner sur plusieurs sujets, tels que le recyclage…

Traiter les questions d’écologie à travers les programmes : SVT, ECJS, Géographie, Histoire etc…

Il est important de traiter la question de l’Écologie et de la transition Énergétique par la voix de plusieurs thématiques. Notamment par la voix de travaux pluridisciplinaires, faisant prendre conscience des différents impacts que peuvent avoir nos comportements.

Sensibiliser les lycéens à l’écologie et à la transition énergétique

À l’heure de la transition énergétique, il est primordial de former et de sensibiliser les jeunes à cette question, notamment en vue de l’arrivée des métiers de la transition énergétique dans nos établissements par le biais, en majorité, de la formation professionnelle. Un réel moment d’échange doit avoir lieu sur ces questions, afin de définir au plus vite les métiers de demain et de les intégrer dans nos programmes scolaires.

Installer des « Bacs collectes »

Ces bacs permettront la récupération des piles usagères ou encore des bouchons qui permettent la fabrication de fauteuils roulants (en lien avec les associations en question).

Instaurer des normes de construction pour les lycées.

Nous souhaitons que tous les nouveaux lycées soient construits de manière écologique, sur la base d’une charte ou d’une norme commune. Elle prendrait en compte les normes d’isolation, des lumières automatiques, des murs et des toits végétaux…

Mettre en place des panneaux solaires ou des éoliennes sur nos lycées

La mise en place d’éoliennes ou de panneaux solaires est importante pour nous. De plus, leur construction rentre dans le programme de certaines filières professionnels ou technologiques. On pourrait donc imaginer se lancer dans un travail « inter-établissement » en collaboration entre ces élèves. Cela permettrait également de mettre en avant les nouvelles filières et les nouvelles formations dédiées aux « métiers verts ».

Créer plus d’espaces verts dans les lycées : « les jardins lycéens »

Nous souhaitons la création d’espaces verts entretenus par les lycéens volontaires afin de les responsabilisés. Ces « jardins lycéens » sont également un moyen de nous faire prendre conscience à nous, jeunes du 21ème siècle, ce que c’est que cultiver. Par ailleurs, nous pourrions y faire cours de manière exceptionnelle, en fonction des conditions climatiques !

 

TRANSPORTS ET MOBILITé

Les transports sont un problème pour beaucoup de lycéens en France. En effet, de nombreuses zones rurales subissent une pénurie de transports. Le trajet pour se rendre au lycée ou ailleurs est un calvaire pour de nombreux jeunes. Les zones urbaines ne sont pas mieux, particulièrement en banlieue et dans les milieux péri-urbains où la situation est bien pire et même créatrice d’inégalités. Cette situation pousse également de nombreux jeunes de quartier à se replier sur eux même, faute de transports ou du coût de celui-ci.

Selon les zones il y a parfois des endroits où le bus ne passe devant le lycée que le matin à 8h00 et à 17h00 le soir. C’est un grave problème. L’égalité doit aussi être appliquée en terme de politique de transports, surtout pour les jeunes ! En effet, ce sont nous, les jeunes qui dépendons le plus des transports en commun, ce sont nous les jeunes qui avons du mal à accéder à la culture et aux activités sportives à cause de difficultés de déplacement.

 

Propositions formulées par le groupe de travail

« Transport et mobilité » :

 

Aligner les heures de passage des transports sur les heures de cours.

Nous souhaitons que les horaires de passage de bus soient définis avec les CAVL (Conseil Académique de la Vie Lycéenne), pour qu’ils correspondent dans les mesures du possibles à l’heure d’ouverture des lycées.

Développer le co-voiturage entre les élèves

Lorsque l’on entre dans la vie active ou dans l’enseignement supérieur, on doit souvent faire face à de nombreux déplacements souvent coûteux. Nous demandons donc à ce qu’une campagne de sensibilisation soit faite à destination des élèves de terminales pour les encourager à utiliser ce mode déplacement qui, par ailleurs, permet de réduire la pollution.

Mettre en place une carte jeune pour les transports

En effet, dans certains départements, aucune aide n’est attribuée pour aider les familles à payer les transports en commun. Cela empêche parfois les jeunes de bénéficier du réseau de transport. Pour contrer ce grave problème d’inégalités, il faut mettre en place une carte jeune pour les transports.

 Faire passer le code au lycée

Aujourd’hui, avoir un permis de conduire n’est pas offert à tous. C’est même un gros facteur d’inégalités. Avoir le permis est cependant essentiel pour les jeunes s’ils veulent pouvoir se déplacer en toute autonomie, en particulier dans les zones rurales. Passer le code au lycée permettrait donc de réduire les inégalités entre les jeunes sur les questions de mobilité.

Clarifier les services d’aides et améliorer l’information

Car simplifier les démarches pour obtenir des aides permet de s’assurer que toutes les familles qui doivent en profiter les reçoivent bien. 

VIE LYCéENNE ET CITOYENNETé

Dans les années 90, des milliers de lycéens sont descendus dans la rue sous l’impulsion la FIDL pour demander des droits. L’objectif n’était autre que de leur permettre de faire entendre leur voix dans leur lycées. Grâce à ce mouvement, en plus de quatre droits fondamentaux (le droit d’affichage, le droit de se réunir, le droit d’association et le droit de publication) qui donnent à tous les lycéens les moyens de s’exprimer et de s’émanciper, ils ont obtenu la mise en place d’instances lycéennes au niveau de lycée (CVL), de l’académie (CAVL) et à l’échelle nationale (CNVL) et l’intégration des élus lycéens au CSE . Ces instances réunissent les lycéens élus et leur permettent de devenir de véritables acteurs de leur lycée. Malheureusement tout ceci ne donnent qu’une place consultative au premier usagé du lycée, nous les lycéens.

La FIDL défend le démocratie lycéenne car les lycéens sont les citoyens de demain. Il faut donc leur donner l’envie et les moyens d’agir. On entre au lycée avec une carte de lycéen, on en ressort avec une carte d’électeur, et on doit être prêt à ça !

 A la rentrée 2013, le Ministre de l’Éducation Nationale Vincent Peillon a chargé la députée Anne-Lise Dufour-Tonini de lui rendre un rapport sur l’Acte II de la Vie Lycéenne. Après plusieurs consultations des organisations de jeunesse et d’éducation, ce rapport présente quelques pistes et propositions pour améliorer la Vie Lycéenne. La FIDL, n’est pas complètement satisfaite et nous profitons de l’ambition du gouvernement pour aller encore plus loin et répondre aux attentes des lycéens et de leurs élus.

 Aujourd’hui, nous assistons à un dédain politique et médiatique des jeunes. Nous sommes qualifiés de «dépolitisé » ou encore « d’abstentionnistes en puissance », des maux qui ne sont pourtant pas itinérant à la jeunesse. La question est cependant de savoir si les jeunes se désintéressent de la politique, ou plutôt des politiques en eux-mêmes ? Cette question se pose aussi à la société en général. Si l’intérêt conscient ou inconscient porté à la vie publique ou à l’actualité existe, il se développe à des degrés bien différents selon les catégories sociales.

La République se doit de pousser ses jeunes à se former à la participation démocratique et à s’intéresser à la politique. En regardant de plus près notre société, on voit cependant que l’implication dans la vie politique de notre pays est extrêmement inégalitaire. En effet les représentants des citoyens sont en majorité issus des classes sociales favorisées et/ou à fort capital culturel. Il en va de même pour la participation des citoyens dans les différents débats qui touchent notre société, qu’ils soient nationaux ou locaux.

Les raisons de ces inégalités se trouvent dans l’existence d’une déconnexion entre les représentants et les représentés, mais aussi dans l’existence d’une auto censure. En effet, dans les classes populaires, nombreux se sentent incapables, incompétents et ont donc ainsi peur de participer activement à la démocratie. Si nous désirons que la démocratie s’apprenne à l’école, il est obligatoire de prendre en considération ces inégalités qui existent dans la société.

LUTTE CONTRE LA VIOLENCE AU LYCéE

La question de la violence dans nos lycées est une question qui revient sans cesse. En effet, même si il serait faux de dire qu’elle est particulièrement en hausse ; elle ne diminue pas pour autant, et de toute façon, elle est toujours de trop ! Encore trop de lycées connaissent aujourd’hui régulièrement des bagarres de groupes, entre autres.

Par ailleurs, on peut constater depuis quelques années l’apparition d’une nouvelle forme de violence : la cyber-violence, c’est-à-dire la violence sur internet. De la simple insulte au cyber-harcèlement, certains jeunes n’ont pas conscience que ce n’est pas parce qu’on se trouve sur internet que tout est permis. Pour le moment, trop peu d’initiatives ont été mises en place pour lutter contre ce type de violence alors que les victimes sont de plus en plus nombreuses et subissent des traumatismes de plus en plus grave ; allant parfois jusqu’au suicide. Il est urgent d’agir !

Cette présence de la violence dans nos lycées est à mettre en relation avec l’état actuel de la société. En effet, avec la crise, on voit que cette dernière va mal et qu’un malaise général est de plus en plus présent. Comme pour le racisme, la présence de violence va de paire avec l’état général de la société. Et aujourd’hui, ce qu’il manque surtout, c’est le contact humain. Si l’on veut bannir de manière pérenne la violence de nos lycées, il n’y a donc pas de mystère : il faut augmenter la prévention et les moyens humains, cela au plus vite ! 

Propositions formulées par l’atelier

« La violence tout le monde la vois, moi je la combats » :

 

 

La présence et le renforcement des médiateurs et des surveillants dans les lycées.

En baisse dans de nombreux établissements, comme dans de nombreuses villes ; ils apaisent cependant souvent les tensions. En effet, en étant au cœur de la population et en appliquant leurs formations, ils arrivent à désamorcer un conflit avant qu’il ne devienne violent.

Revalorisation de l’Education civique, juridique et social (ECJS)

Actuellement, ces heures au collège comme au lycée, sont bien souvent sautées afin de rattraper d’autres cours. Cependant, c’est une matière essentielle pour assurer de bonnes relations entre chacun. Cette matière est l’un des premiers contact réel entre les jeunes, la démocratie, la loi et la République. Elle met en avant le vivre ensemble au même titre que l’heure de vie de classe.

Le respect et l’obligation de l’heure de vie de classe, (1h00 par semaine)

L’heure de vie de classe est elle aussi essentielle pour le bon déroulement des choses dans un établissement. C’est à ce moment-là que les problèmes internes peuvent être réglés, comme ceux avec un professeur, ou ceux entre élèves ou ceux concernant le fonctionnement du lycée. En bref l’heure de vie de classe sert à désamorcer les tensions ensemble avant qu’elles n’explosent.

Des moyens humains et financiers pour les lycées

Nous dénonçons une fois de plus un manque de moyens dans l’Éducation Nationale ! En effet, aujourd’hui il y a encore des fermetures de classe, de filières ; des classes surchargées, tout cela créant un stress permanent pour élèves et personnels. Cette situation n’est plus tenable. Elle est responsable de nombreux conflits, de nombreux actes violents et d’un malaise profond dans notre système éducatif ! Que ce soit chez les enseignants ou les élèves, cela peut même amener jusqu’à la mort ou au suicide ! Il est temps de remettre l’Éducation au centre des préoccupations !

Mise en place d’une demi-journée banalisée nationale contre la violence

Afin d’éviter les cas de violence, il est plus que nécessaire de mettre en place des actions de prévention. Cette demi-journée banalisée serait l’occasion d’organiser des interventions, des débats, des projections de films, des mises en scène théâtrales… Autour de cette thématique. Cela permettrait par ailleurs de montrer que la violence, c’est l’affaire de tous, même lorsque l’on est « que témoin » !

 

STOP AU DéCROCHAGE SCOLAIRE

Le décrochage scolaire est aujourd’hui un réel fléau pour la jeunesse en France. En effet, chaque année, ce sont plus de 150 000 jeunes qui quittent le système scolaire avant d’avoir obtenu un diplôme. C’est énorme ! Surtout qu’après, dans un contexte de chômage élevé, on sait qu’ils auront énormément de mal à trouver un emplois stable, si ils arrivent à trouver un emplois.

Ce phénomène alarmant est à mettre en relation avec de nombreux problèmes dans notre éducation. Au-delà de conditions d’enseignement de plus en plus délaitèrent, l’orientation est un véritable obstacle pour trop de lycéens. Souvent, il est lié au manque d’information. Ici, ce sont une nouvelle fois des problèmes de moyens qui ont cours. En particulier, il y a une réelle pénurie de conseillères. Cela conduit à une mauvaise orientation, qui est par ailleurs régulièrement subie. On demande trop peu aux élèves ce qu’ils veulent réellement et on ne leur donne pas, en plus, les moyens de faire un choix éclairé. Ce sont ces orientations subies qui incitent les lycéens à se désintéresser de l’école jusqu’à décrocher scolairement.

Dans une société qui demande de plus en plus de travailleurs hautement qualifiés, il faut mettre en place des mesures au plus vite !

 

Voici les propositions formulées par l’atelier

« Stop au décrochage scolaire ! »

 

L’orientation choisit sans condition par l’élève.

L’orientation subie émane la plus part du temps du fait que les parents souhaitent décider de l’avenir de leurs enfants ou encore du système éducatif, discriminant lui-même. L’élève doit décider de lui-même de son orientation, en concertation avec sa famille et ses professeurs ! C’est particulièrement le cas pour celle en fin de 3ème.

Un réel suivi de l’orientation, par un suivi régulier avec les conseillers d’orientation.

Les conseillers d’orientation ne sont que très peu présents dans les établissements. En effet, ils sont amenés à travailler sur plusieurs établissements dans la même semaine. Un suivi dans ces conditions est impossible ! Chaque établissement doit disposer d’un conseiller d’orientation psychologue, qui doit connaître les élèves et les aider tout au long de leur cursus.

Promotion des écoles de la deuxième chance et des Micros-Lycées (Pédagogie alternative).

La FIDL soutient les pédagogies alternatives qui vont permettre à des élèves décrocheurs, de revenir dans un système éducatif. Les écoles de la deuxième chance ou encore les micros-lycées (Sénart 77) font leurs preuves ! Il faut donc les encourager.

Prioriser les exclusions en interne avec des sanctions éducatives.

L’exclusion d’un élève sans pédagogie n’apporte rien, mis à part le retour de ce même problème, puisqu’on on ne fait pas comprendre à l’élèves la raison pour laquelle il a été sanctionné. C’est pour cela que nous défendons les sanctions éducatives et les exclusions internes. Le décrochage scolaire apparaît aussi à cause des exclusions de l’établissement.

L’exclusion est également parfois une « solution » pour se débarrasser d’élèves en difficulté, puisque aujourd’hui, beaucoup d’établissements n’ont pas les moyens d’aider à ces élèves là. Il faut investir de manière à pouvoir leur offrir un plus grand encadrement afin qu’ils puissent rester dans le système éducatif.

Favoriser les relations entres les élèves et le personnel de santé du lycée.

Pour prévenir les risques de décrochage, il est inévitable de renforcer les établissements,

  • D’une part de moyens humains ! Car les jeunes ont besoin d’encadrement. Même si la maturité des jeunes n’est pas a remettre en question, nous sommes dans une période de constructions de nous-même, de nos idées, de notre discernement. C’est donc en tant que conseil et d’encadrant que les jeunes ont besoins de médiateurs, de surveillants, d’infirmier(e)s, de CoPsy…
  • D’autre part, de moyens financiers ! Car il faut aujourd’hui permettre aux établissements d’avoir les moyens de recruter de personnels, de monter des projets pédagogique, éducatif, associatifs. Des moyens qui vont permettre la aussi, un vrai suivi et la mise en place de projets.

 

LA SANTé AU LYCéE

Les lycéens passent l’essentiel de leur temps au lycée. De plus, nous constatons que beaucoup de nos camarades ne sont pas forcément au courant des moyens simples pour prendre soin de leur santé. Ou encore pire, que l’Ecole, en elle-même ne permet pas aux jeunes de prendre soins de leur santé. C’est un réel lorsqu’on est dans l’âge ou l’on est en train de se construire. Nous pensons qu’il est urgent de mettre en place des mesures efficaces en place. 

En particulier, on sait qu’aujourd’hui, 1/3 des jeunes n’utilisent pas de préservatifs. On connaît les dommages qu’opèrent la drogue, le tabac ou l’alcool sur la santé. Il en va de même pour les problèmes de mal-nutrition. Surtout que l’on sait que lorsqu’on a commencé à prendre de « mauvaises habitudes », elles ne nous quittent pas avant un âge avancé. Il est donc nécessaire de commencer la sensibilisation au plus tôt. C’est une question de santé publique. Et cette tâche  de sensibilisation, c’est l’école qui doit l’assumer ! 

 

 

 Voici les propositions formulées par l’atelier

« La santé au lycée » :

 

Distributeur de préservatifs dans tous les lycées

Comme vu précédemment, nous constatons que les jeunes se protègent de moins en moins. En effet, nous ne  pouvons pas dire que la prévention sur ces questions est très présente. La FIDL à même constaté que plus de 40% des lycées en France ne disposaient pas de distributeurs de préservatifs, en bon états de marche ou approvisionnés. Ils devraient cependant être disposés dans des endroits discrets et non à la vue de tous (toilette), et non pas dans les infirmeries. 

Avoir un(e) infirmier(e) scolaire à temps plein dans chaque établissement

C’est encore un point principal que nous pointons, le manque de médecins et d’infirmier(e)s dans nos bahuts. Au-delà de soigner les élèves malades ou blessés en cours, ils sont essentiels à la prévention sur divers sujets, en particulier sur la sexualité et la santé tout au long de l’année. 

Mise en place d’une journée annuelle de la prévention

Cette journée doit permettre d’évoquer et de prévenir sur tous les sujets liées à la santé. Elle doit également permettre aux filles et aux garçons de se faire dépister (papillonna-virus, VIH…). 

Mise en place de petits déjeuner et de goûter dans les établissements

Nous estimons que prendre un petit déjeuner, c’est la base pour commencer une journée. Il y a néanmoins trop d’élève qui aujourd’hui ne dispose pas des moyens de disposer d’un petit déjeuner chez eux. Et oui ceci est une réalité ! De nombreuse famille dans le besoin n’ont pas les moyens en 2014 d’offrir tous les repas à leurs enfants. Nous demandons que les établissements et la République prennent en charge tous les élèves dans un souci d’égalité. C’est une question de santé, comme de décrochage scolaire.  

Généralisation des repas Bio dans les lycées

Les repas des cantines sont aujourd’hui une réelle crainte pour de nombreux élèves. Surtout sur la qualité des aliments utilisés. Depuis les différents scandales autours des viandes dans les plats préparés, la crainte est d’autant plus grande. Au-delà de ce problème, nous demandons la mise en place de plans nutritionnels pour les établissements !

LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS ET LE RACISME

Notre société est pleine de préjugés, ce qui en soit est normale. Cependant, il est nécessaire de les déconstruire, et le plus tôt possible, c’est-à-dire à l’école. En se construisant et se nourrissant des « on dit », ils entretiennent la haine et la peur de l’autre. Il faut donc prendre un par un chaque préjugé et le déconstruire point par point.

Par ailleurs, dans la période actuelle, assez atypique, nous devons nous mobiliser et ne surtout pas laisser la place aux extrêmes, notamment à l’extrême droite. Après le débat autour du mariage pour tous et sa mise en place, le racisme et les discriminations de manière générale n’ont pas échappé à nos lycées. En fin de cette année, ces mêmes extrémistes ont remis en cause le droit pour les femmes d’avorter, c’est-à-dire disposer de leur propre corps. Ce sont encore eux qui ont insulté Christiane TAUBIRA, la ministre de la justice … pour sa couleur de peau. Ce sont ces mêmes individus qui ont également lancé « la quenelle », signe nazi inversé.

Au-delà du rôle de l’école dans la lutte contre les discriminations, il faut désormais éradiquer le problème à la racine. Il faut agir et reprendre la rue en organisant des débats afin de remettre La République et nos valeurs en avant ! 

Propositions formulés par l’atelier

« Le racisme n’aura pas cours dans nos classes » :

 

 

Nous préconisons et nous revendiquons le retour de la semaine de l’Education contre le racisme.

Au-delà de son intérêt pédagogique, il faut aujourd’huides symboles forts de la part des pouvoirs publics. Dans un contexte où la montée du racisme, des discriminations et des inégalités est l’une des principales préoccupations des jeunes, il est opportun de mettre en avant des signes symboliques tels que celui-ci.

La mise en place de campagnes nationales de sensibilisation et d’information

Malheureusement, trop peu de gens se rendent compte que tenir des propos racistes, homophobes et discriminants de manière générale est punis par la loi, même sur internet. Alors qu’on observe une montée de la haine sur les réseaux sociaux, il est nécessaire de faire des campagnes de lutte contre les discriminations, en rappelant le volet juridique concernant les propos haineux sur internet et les réseaux sociaux.

La mise en place de vraies sanctions pédagogiques

Le but est simple : faire en sorte que les auteurs de propos haineux, discriminatoires, racistes ou antisémites ne récidivent pas, non en utilisant les sanctions actuelles qui ne sont vraisemblablement pas très efficaces mais en axant sur la pédagogie. C’est seulement comme cela qu’on pourra espérer faire comprendre aux lycéens leurs erreurs.

L’intégration d’œuvres engagées contre les discriminations dans les programmes

La lutte contre les discriminations est une lutte du quotidien. Elle doit donc être abordée de plusieurs manières. Intégrer ce combat aux programmes scolaires est moyen de le pérenniser. 

HANDICAP : UN LYCéE POUR TOUS

Depuis longtemps, le lycée est un lieu difficilement accessible aux élèves en situation de handicap. En effet, nombreux sont les élèves en fauteuil roulant qui ne peuvent atteindre leur salle de classe car qu’il n’y a pas d’ascenseur. Pour d’autres, c’est le manque d’adaptation des outils pédagogiques qui les empêche de suivre une scolarité normale. Il est urgent d’agir pour que notre éducation soit accessible à tous ! En 2005, avec la loi l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées devait devenir systématique. Elle devait être une révolution mais cette loi n’est encore que  trop peu appliquée. 

 

Voici les propositions formulées par l’atelier

« Pour un lycée pour tous ! »

 

Mettre en place une journée de sensibilisation sur le handicap.

Aujourd’hui, trop d’élèves et trop de jeunes ne connaissent rien à ces questions-là. L’ignorance est le plus gros obstacle au vivre-ensemble. Donc, une seule solution : la sensibilisation !

L’amélioration des conditions de transport des enfants handicapés.

L’accessibilité ne doit être un frein pour personne., encore moins pour les personnes en situation de handicap car cette situation est source de discrimination. Le problème se trouve principalement dans les transports en commun. Il faut également augmenter la mise à disposition de véhicules à leur disposition.

Des AVS formés et de véritables contrats d’une année scolaire au moins.

Les AVS, qui étaient en voie de disparition sous la droite font leur retour petit à petit. Cependant, il en manque encore beaucoup afin de rendre les établissements accessibles. Et leurs contrats restent précaires !  

 

INTERNATIONAL : JEUNEs ET CITOYENs DU MONDE

Aujourd’hui, en tant que lycéens, nous sommes amenés à être de plus en plus en relation avec nos pays voisins de l’Europe ou même du monde entier. C’est une richesse immense que nous ne sommes par prêts d’abandonner. Cependant, se rendre à l’étranger demande une certaine préparation que l’école doit nous offrir, à savoir, à minima, une maîtrise des langues étrangères. Nous savons cependant que la France reste aujourd’hui un mauvais élève lorsqu’il s’agit d’enseigner un autre langue que le français.

Par ailleurs, nous, les jeunes, avons vocation à voyager à travers le monde. Ces expériences internationales ne sont cependant aujourd’hui pas à la portée de tous et la France reste en retard en terme de programmes d’échanges entre pays. En effet, ils ne touchent que très peu de lycéens chaque année. Il est urgent de rendre possible à tous la découverte d’autres cultures ! 

Voici les propositions formulées par l’atelier

« Jeune et citoyen du monde »

 

Développer les partenariats entres les lycéens de différents pays.

Les partenariats permettront d’encourager les lycées à organiser des voyages scolaires à ‘étranger, ce qui est une excellente initiative.

Développer les sections européennes et internationales dans les lycées

Ces deux sections, très demandées par les lycéens, sont l’occasion d’approfondir nos connaissances dans une langue étrangère voir de devenir bilingue. Si l’on veut aller à l’étranger, c’est un atout indéniable que d’avoir été dans une de ces classes.

Ouvrir les programmes vers l’internationale

Aujourd’hui, à part dans les cours de langues étrangères, on ne parle que très peu du monde qui nous entoure. En particulier, c’est dommage que le programme de français ne nous fasse étudier que des œuvres littéraires françaises alors que la littérature étrangère est également très riche.

Mettre en place des vidéos-conférences avec des classes d’autres pays

Le meilleur moyen d’apprendre une langue, c’est de la pratiquer. Ce genre d’échanges qui pourrait avoir lieu régulièrement pendant les cours de langue est donc un moyen de s’exercer ; en plus de découvrir une nouvelle culture en parlant avec des jeunes habitant dans le pays dont on apprend la langue.

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