Lors de sa rencontre avec les élus locaux, le gouvernement d’Emmanuel Macron avait promis de ne pas baisser les dotations aux collectivités en 2018. Mais fin Juillet, il a signé un décret retirant 300 millions d’euros au budget qui leur était alloué. Une nouvelle promesse détournée, et de nouvelles déceptions… Voire un sentiment de trahison quand on voit ce que cette baisse, qui sur le papier reste abstraite, signifie concrètement pour les collectivités et pour tous les citoyens ! Si le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner affirme que ces annulations de crédits ne touchent aucun projet en cours de réalisation, et que cette décision revient simplement a retirer de l’argent qui n’est pas utilisé, la réalité est toute autre.

Cette coupe budgétaire touchera d’abord le tissu associatif. Pourtant, les associations assurent une mission importante dans notre société pour créer une vraie vie locale, promouvoir le vivre-ensemble et apporter de l’aide aux personnes les plus défavorisés. Les collectivités territoriales auront par ailleurs encore plus de mal à financer des aides pour les personnes âgées, des actions de lutte contre les discriminations, de la prévention contre les addictions ou à fournir des hébergements d’urgence…

Pour nous, les lycéens, cela signifie moins de moyens pour rénover et équiper les lycées. Moins de moyens aussi pour payer des Pass Culture, les livres scolaires, le trousseau professionnel et garantir à nous tous l’accès à une éducation de qualité. Les régions sont aussi en charge de financer les transports régionaux et toutes les réductions des cartes de transport à destination des jeunes.

La réduction du budget des collectivités territoriales aura donc pour conséquence d’augmenter les inégalités et la précarité !

Cette baisse de moyens est d’autant moins justifiable qu’elle va augmenter les inégalités entre les territoires. Les dotations de l’État à destination des collectivités territoriales permettent de redistribuer les richesses sur tout le territoire français, de lutter contre les inégalités entre les régions riches et les régions pauvres.

La gouvernement a donc fait le choix de délaisser des milieux les plus défavorisés. Tout comme les APL, nous ne devons pas laisser le gouvernement faire de la jeunesse la variable d’ajustement du budget de l’État !

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