Valentin Heitzler, nouveau Président de la FIDL pour porter la parole des lycéens !

Valentin Heitzler, nouveau Président de la FIDL pour porter la parole des lycéens !

La FIDL, le syndicat lycéen a élu son nouveau Bureau National à l’occasion de son rassemblement national annuel de rentrée, ce dimanche 22 octobre. Ainsi, Valentin Heitzler, lycéen Dieppois en première ES au lycée Jehan Ango est élu président du syndicat lycéen.

 

La lutte contre la sélection à l’entrée de l’université sera le premier grand chantier de cette nouvelle équipe nationale avec comme objectif de construire un rapport de force solide face à Emmanuel Macron. Le gouvernement refusant d’admettre la ferme opposition des jeunes aux prérequis pour accéder à l’université. Ce rapport de force devra désormais s’instaurer dans la rue avec comme objectif la construction d’un mouvement contestataire d’ampleur.

 

Le nouveau président a exprimé sa volonté de ne rien lâcher sur la question des prérequis :

« Si le gouvernement s’obstine à vouloir instaurer un système sélectif qui vise à exclure toute une partie de la jeunesse des bancs de la fac, la FIDL se mobilisera et ne cédera que lorsque nos revendications seront entendues ! »

 

L’organisation lycéenne a également réaffirmé son intention de promouvoir l’engagement militant en amplifiant ses combats historiques contre les inégalités et les discriminations. Elle s’attellera aussi à défendre les droits lycéens et à se battre pour en conquérir de nouveaux.

 

Enfin ,Valentin Heitzler, président de la FIDL, a exprimé son souhait de ne plus voir uniquement la jeunesse comme force d’opposition, mais d’en faire également une alternative face à un modèle de société qui renie de plus en plus les valeurs humaines et de solidarités. Cela se traduira entre autres par la construction d’une campagne pour la semaine de l’éducation contre le racisme, par la promotion de de la solidarité ainsi que par l’aide que l’organisation apportera aux mineurs isolés étrangers dont la situation est inacceptable.

 

Liste du nouveau Bureau National :

Président : Valentin Heitzler

Secrétaire Générale : Inès Tormo

Vice-Présidente : Chloé Deverly

Trésorier : Samuel Szenker

Responsable communication : Adémis Luc

Délégué aux questions sociales : Lola Hourlier

Délégué à l’enseignement supérieur et l’orientation : Hervé Bernard

Délégué à la vie lycéenne : Alexandre Rault

Responsable communication : Adémis Luc

Les lycéens boycottent la remise  du rapport sur l’enseignement supérieur

Les lycéens boycottent la remise du rapport sur l’enseignement supérieur

Sans retrait des pré-requis, la FIDL refuse de continuer le marathon des pseudo-concertations qui n’est ni plus ni moins qu’une mascarade.

La FIDL était reçue ce matin, jeudi 19 octobre, au cabinet de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, afin d’évoquer la réforme de l’enseignement supérieur et la question de la sélections à l’entrée des universités introduite par les pré-requis.

La FIDL dénonce un faux dialogue dans lequel les décisions sont déjà prises. Le syndicat lycéen affirme son agacement face à de multiples rencontres laissant croire à la volonté de prendre des décisions communes, qui ne sont finalement que des coups de communication en faveur du gouvernement. Celui-ci, en plus de rester très vague sur ses intentions concrètes, maintient sa volonté d’instaurer la sélection à l’entrée des universités par le biais d’un système de pré-requis, allant à l’encontre du droit des lycéens à accéder à la filière universitaire de leur choix.

La FIDL n’assistera donc pas cette après-midi à la remise du rapport des concertations sur la reforme du premier premier cycle universitaire en opposition ferme à une reforme qui ne fera que renforcer les inégalités entre les jeunes.

Ce week-end, l’ensemble des responsables nationaux de la FIDL se réunissent en Conseil National en région parisienne; À l’issu duquel, des dates de mobilisations et d’actions lycéennes seront annoncées pour la rentrée en convergence avec les salariés.

NON à la sélection à l’entrée des universités !

NON à la sélection à l’entrée des universités !

Cet été, le gouvernement dirigé par notre cher président Macron a affirmé vouloir instaurer la sélection à l’université. Pour masquer cette idée de sélection, il préfère parler de « pré-requis ». Néanmoins l’idée reste la même : nier le droit le plus fondamental des lycéens et bacheliers, celui d’avoir a une place à l’université !

Cette mesure est au cœur du projet libéral de notre gouvernement. En effet, ceux qui ne seront pas sélectionné dans la filière de leur choix pourront toujours aller dans des écoles privées, mais que deviendront ceux qui n’en ont pas les moyens ? Cette réforme va accentuer les inégalités !

Avec la casse du code du travail, pour le gouvernement il faut casser l’Éducation nationale publique…

La politique du gouvernement remet en cause le modèle d’égalité des chances à la française. Ne nous méprenons pas : il n’y a ici aucun progressisme ou renouveau. Bien au contraire, Macron continue un chantier qui a commencé il y a plusieurs dizaines d’années, de casse du service publique. Sa politique n’est pas très éloignée de celle de Sarkozy de « non remplacement d’un fonctionnaire sur deux » !

La promotion de la « méritocratie » n’est en réalité qu’une façon d’exclure de la fac tous les lycéens issus de filières professionnels, technologiques ou de lycées dits « mal-vus ». Indirectement, cela va renforcer la reproduction sociale : les enfants de cadres iront à l’université mais les enfants d’ouvriers en seront exclus hormis de rares exceptions !

La sélection va fragiliser les jeunes et les familles les plus précaires

Dans beaucoup de famille peu aisées, l’espoir d’avoir un enfant diplômé est aussi celui de voir la famille s’élever socialement. Seulement, il a été prouvé que tous les enfants ne partent pas avec le même capital culturel. Un fils d’ingénieur aura plus de chance d’accéder à l’université qu’un fils d’ouvrier ou d’employé avec peu qualification. La sélection, c’est une nouvelle barrière contre l’ascension sociale des jeunes issus de milieux défavorisés !

Il ne faut pas non plus négliger la question des départements d’Outre-Mer. En effet beaucoup de bacheliers d’Outre-mer sont amenés à rejoindre la métropole pour poursuivre leur études dans le supérieur. Cela implique déjà de nombreux frais à la charge des familles.

Si leur enfant est refusé d’un établissement public, ils devront se tourner vers le privé et de nouveaux coûts se rajouteront à la liste déjà longue des « frais de scolarité ». Les lycéens risquent donc d’avoir encore plus de difficultés pour se lancer dans des études supérieures ! Une fois de plus le gouvernement ne travaille pas pour l’épanouissement collectif, mais bien pour une minorité de privilégiés, de nantis, d’élus. Autrement dit pour la bourgeoisie.

Pourquoi faut-il se mobiliser plus cette fois que les autres ?

Il faut se mobiliser maintenant contre la sélection pour que TOUS les lycéens aient la liberté de continuer leurs études après le lycée dans la filière de leur choix.

Il faut se mobiliser maintenant contre la sélection car les lycéens n’ont pas à payer les pots cassés des politiques d’austérité rejetées par une majorité de la population.

Il faut se mobiliser maintenant contre la sélection car le gouvernement s’attaque aux valeurs d’égalité de la république française !

Il faut se mobiliser maintenant pour garder l’héritage des luttes lycéennes.

Défendons l’égalité des chances !

Le rôle de l’État est de lutter contre les inégalités sociales et économiques qui affectent la scolarité de certains lycéens démunis. Il doit donc mener une vraie politique pour la vie étudiante, de façon à ce que les jeunes issus de milieux défavorisés ne soient pas obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins et mettre en péril la réussite de leurs études.

Dans le cadre de la consultation organisée au Ministère de l’Enseignement Supérieur, la FIDL a fait de nombreuses propositions pour défendre l’égalité dans l’accès à l’éducation. Nous proposons par exemple d’augmenter le budget de l’enseignement supérieur, d’améliorer le parcours d’orientation, de créer une année de transition facultative entre le lycée et la fac…

Mais, nous constatons que nous n’avons pas été entendus et que le gouvernement met en danger les droits des lycéens !

En 1987, nous avons réussi à faire retirer le projet de loi Devaquet, l’ancêtre du projet de loi impulsé par Macron cette année visant à introduire de la sélection à l’entrée des universités. En 2005, nous nous sommes mobilisés contre le CPE, qui visait un créer un contrat moins bien rémunéré pour les jeunes. Nous avons obtenu l’abandon de cette mesure.

Aujourd’hui, en 2017, nous allons nous mobiliser partout en France contre la sélection à l’entrée des universités pour obliger le gouvernement à reculer !


SOLIDARITE NATIONALE entre les lycéens, étudiants, travailleurs !!!
Tous ensemble dans la rue le 19 Octobre !

Non, monsieur le Président, la sélection n’est pas la solution !

Non, monsieur le Président, la sélection n’est pas la solution !

La FIDL, le syndicat lycéen, s’oppose fermement à l’annonce du Président de la République, Emmanuel Macron, sur TF1 d’instaurer de la sélection à l’entrée des universités. Pendant l’été, le gouvernement préférait se cacher derrière l’expression de « pré-requis ». Mais le Président a affirmé ce soir le vrai visage de la réforme du premier cycle universitaire : une réforme qui vise à exclure de l’université une partie des jeunes alors que l’accès à l’éducation doit être un droit !

La FIDL défend la liberté de pouvoir choisir ses études et de pouvoir se réorienter au cours de sa scolarité. En introduisant des « qualifications minimales » pour accéder à l’université, le gouvernement s’apprête à cloisonner les lycéens dans une filière qu’ils ont choisi en 3ème ou en 2nde alors que c’est une période où leurs choix en matière d’orientation évoluent fortement.

La sélection à l’entrée des université aura pour conséquence d’accentuer les discriminations et les inégalités car elle constitue une barrière supplémentaire dans l’accès aux études supérieures pour les jeunes issus de filières professionnels, technologiques ou de lycées défavorisés . Par ailleurs, en orientant les lycéens qui n’ont pas été sélectionnés dans la filière de leur choix vers une filière qu’ils n’ont pas demandé, le gouvernement accentuera le risque de décrochage scolaire !

Le gouvernement présente la sélection comme la seule solution, mais c’est faux ! Contre l’échec en 1ère année de licence et la surcharge des classes, la FIDL propose :

  • Plus de moyens dans l’enseignement supérieur pour qu’il y ait plus de places dans chaque filière et un meilleur encadrement.

  • Une véritable politique d’orientation tout au long du lycée pour aider les lycéens à trouver la filière qui leur correspond.

  • Créer une année de transition facultative entre le lycée et la fac pour ceux qui ont besoin de se remettre à niveau.

  • Plus de places dans les BTS, DUT et IUT qui sont déjà surchargées.

La FIDL appelle les lycéens à organiser des assemblées générales partout en France contre cette mesure injuste et inégalitaire et à se mobiliser massivement le Jeudi 19 Octobre. Le gouvernement doit reculer !

La sélection, c’est dégueulasse !

La sélection, c’est dégueulasse !

Signe et partage la pétition !

Depuis plusieurs mois, une menace pèse sur les lycéens et les futurs étudiants. Cette menace, c’est celle de la sélection à l’entrée de l’Université. Le gouvernement de Macron compte mettre en place un système de « pré-préquis », c’est-à-dire de la sélection dans l’avouer ! C’est soit-disant pour lutter contre le fort taux d’échec dans l’enseignement supérieur et mettre fin à l’utilisation du tirage au sort. Mais ce n’est en réalité qu’une façon d’éviter de résoudre le problème de l’inadéquation toujours croissante entre le nombre de demande et le nombre de places disponibles.

Le gouvernement veut donc créer une distinction entre ceux qui auront la liberté de choisir la filière qu’ils veulent…. Et les autres, exclus de ce droit ! Derrière cette mesure se cache une normalisation des inégalités, qui sont toujours plus présentes dans le système scolaire français. En effet, un véritable contrôle au faciès sera mis en place à l’entrée des universités pour exclure toute une partie de la jeunesse des bancs de la fac, notamment les élèves issus de filières professionnelles, technologiques ou de bahuts mal-vus.

Le gouvernement présente la sélection comme la seule solution, mais c’est faux ! À la FIDL, nous proposons :

  • Plus de moyens dans l’enseignement supérieur pour qu’il y ait plus de places dans chaque filière et un meilleur encadrement.

  • Une véritable politique d’orientation tout au long du lycée pour nous aider à trouver la filière qui nous correspond.

  • Créer une année de transition facultative entre le lycée et la fac pour ceux qui ont besoin de se remettre à niveau.

  • Plus de places dans les BTS, DUT et IUT qui sont déjà surchargées.

 

Quoi qu’il en soit, le système scolaire ne doit pas exclure tous ceux qui ont des difficultés mais s’adapter pour permettre à tous de réussir et lutter contre les inégalités ! Si on insiste tellement pour que nous ayons tous notre bac, ce n’est pas pour après nous empêcher de mener à bien nos études supérieures !

La sélection à l’entrée de l’université n’est pas une idée neuve. En 1986, la jeunesse s’était fortement mobilisée contre le projet de la loi Devaquet, qui déjà voulait instaurer la sélection. Résultat, plus d’un million d’étudiants et de lycéens sont descendus dans la rue pour faire reculer le gouvernement. Encore aujourd’hui nous pouvons remercier nos aînés de s’être mobiliser pour nous garantir une université libre et accessible à chacun.

Aujourd’hui, mobilisons-nous pour défendre notre avenir comme l’ont fait nos parents à leur époque ! Mobilisons-nous contre cette mesure injuste qu’est la sélection à l’entrée des universités !

Service national universel : les lycéens contre le retour d’un service militaire obligatoire !

Service national universel : les lycéens contre le retour d’un service militaire obligatoire !

La FIDL, le syndicat lycéen, réagit suite à l’annonce du Président Emmanuel Macron de mettre en place un service national obligatoire à l’horizon 2019. L’objectif serait que les jeunes y apprennent les « gestes qui sauvent, la conduite a tenir en cas de cataclysme, d’attentats, d’état de guerre ».

 

La FIDL s’interroge quant à la forme que prendra ce service national. Il ne serait pas acceptable qu’il s’agisse d’un service militaire ayant pour objectif de mettre la jeunesse au pas et de la soumettre pendant quelques mois à l’autorité de l’armée. Si il s’agit de former les jeunes à réagir en cas de catastrophe ou d’attaque, pourquoi ne pas dispenser cette formation dans le cadre du lycée, de la même façon qu’une formation aux premiers secours doit déjà avoir lieu pour tous les collégiens?

Toutefois, la FIDL est prête à engager un débat sur l’introduction d’un service national obligatoire qui prendrait la forme d’un service civique. Il aurait pour objectif de promouvoir les valeurs d’engagement et de solidarité auprès de tous les jeunes. Ce serait aussi un moyen de créer un moment où toute une classe d’âge est réunie et mélangée.


La FIDL appelle le gouvernement à consulter les lycéens, premiers concernés, pour réfléchir ensemble à la forme que devrait prendre ce service national.