Annonces de Macron sur les quartiers populaires : la FIDL réagit !

Annonces de Macron sur les quartiers populaires : la FIDL réagit !

La FIDL, le syndicat lycéen, accueille favorablement les annonces du Président de la République, Emmanuel Macron, sur les quartiers populaires ce mardi 14 novembre à Tourcoing.

Depuis plusieurs années, l’organisation lycéenne dénonce un manque de moyens et d’accompagnement pour lutter contre les inégalités et les discriminations. Les mesures annoncées semblent aller dans le bon sens, même si les lycéens attendent la mise en œuvre concrète de ces mesures.

La FIDL est satisfaite de retrouver certaines de ses propositions pour la jeunesse dans les annonces du Président de la République mais revendique l’élargissement de certaines d’entre-elles :

  • La création d’un pass culture pour les jeunes à 18 ans : la FIDL demande l’élargissement de cette mesure à tous les jeunes et pas seulement à ceux des quartiers en politique de la ville car l’accès à la culture est au cœur de l’émancipation de la jeunesse.

  • Des aides pour passer son permis de conduire : la FIDL demande à ce que le code de la route soit passé gratuitement au lycée car cela fait parti de la formation citoyenne et cela permettrait de lutter contre les inégalités en matière de transport entre les jeunes.

  • L’obligation pour les collèges de trouver un stage à leurs élèves de 3ème : Cette mesure, longtemps revendiquée par le syndicat lycéen est un grand pas en avant dans la lutte contre les inégalités entre élèves et les discriminations dans l’accès aux stages.

Cependant, la FIDL tient à souligner le paradoxe du Président de la République qui fait des annonces positives pour les jeunes des quartiers populaires tout en cherchant à les empêcher d’accéder à l’enseignement supérieur. En effet, l’introduction de la sélection à l’entrée des universités conduira à une discrimination dans l’accès à la fac au détriment des lycéens des quartiers populaires ou des filières professionnelles et technologiques qui seront les premières victimes de cette mesure.

C’est pourquoi la FIDL appelle tous les lycéens à organiser des assemblées générales dans leurs lycées et à descendre dans la rue ce jeudi 16 Novembre.

Plan étudiants : la FIDL dénonce une sélection qui ne dit pas son nom !

Plan étudiants : la FIDL dénonce une sélection qui ne dit pas son nom !

La FIDL, le syndicat lycéen, exprime sa colère suite à l’annonce du Plan Étudiant par la Ministre de l’Enseignement Supérieure, Frédérique Vidal, et le Premier Ministre, Edouard Philippe.

 

 

Pour l’organisation lycéenne cette réforme introduit de la sélection à l’entrée des universités. En effet, les universités auront désormais accès au dossier des élèves en amont.

Pour la FIDL a fortiori, elle prendront les meilleurs dossiers. La FIDL dénonce une introduction de la discrimination pour entrer à la FAC. L’organisation craint notamment la sélection de dossiers sur la base du nom de famille ou encore en fonction du lieu de vie des lycéens concernés. Un élève du lycée Henri IV à Paris aura bien plus de chance d’être pris qu’un élève du lycée Auguste Blanqui à Saint Ouen.

 

 

La FIDL, le syndicat lycéen, dénonce une réforme contre les classes populaires et les jeunes des quartiers qui seront encore stigmatisés. Elle dénonce une réforme conçue pour les élites, en laissant de côté les autres.

 

 

Les lycéens s’opposent à ce que le conseil de classe en terminale donne un avis sur l’orientation des lycéens. L’organisation dénonce des classes qui sont surchargées, avec des professeurs débordés, qui n’ont pas le temps de connaître leurs élèves à cause des conditions d’éducation qui se dégradent dans le secondaire. Pour la FIDL, l’avenir d’un lycéen ne peut pas se jouer en quelques minutes lors d’un conseil de classe, avec des personnels qui n’ont pas les moyens de suivre et de connaître correctement tout au long de l’année leurs élèves. Cette décision ne peut pas être prise dans un contexte de « Rush », de fin d’année, où tout doit être bouclé rapidement, ou les journées sont longue pour tout le monde et surtout où les conseils de classes s’enchaînent et se multiplient.

 

 

La FIDL rappelle que le lycée et l’université sont deux mondes totalement différents. Les notes du lycée ne peuvent donc pas servir de base pour la continuation dans l’enseignement supérieur. Seul le BAC doit rester le passeport pour accéder à la FAC. La FIDL demande au gouvernement de garantir la liberté de choix des études pour chaque jeune et de faire confiance aux lycéens qui sont des bacheliers, adultes.

 

 

La FIDL s’oppose donc au caractère obligatoire d’une année de remise à niveau mais demande qu’elle soit facultative. Par ailleurs, aucune garantie n’a été donnée quant à l’accès à la filière choisie à l’issue de cette remise à niveau.

 

 

La FIDL salue l’annonce de moyens supplémentaires dans l’enseignement supérieur ainsi que les mesures pour améliorer le système d’orientation au lycée. Cependant, le problème à la FAC, est un problème de place. En effet le système APB renvoie les élèves vers leur 3ème ou 4ème choix, parfois plus, quand une filière demandée est saturée. La mauvaise orientation qui provoque le décrochage scolaire débute à ce moment-là.

 

 

Pour la FIDL la réforme de l’enseignement supérieur est avant tout une réforme comptable sur le dos des lycéens et des étudiants. La FIDL dénonce une réforme qui a pour objectif d’introduire de la sélection à l’université pour la réserver à une élite… appelée « les premiers de cordées » par le président de la République.

 

 

Dès la rentrée, les lycéens se réuniront partout en France en Assemblées Générales afin de coordonner la mobilisation sur tous les territoires. La FIDL appelle les lycéens à se mobiliser à partir du jeudi 16 novembre partout en France en descendant massivement dans la rue pour défendre leur droit d’accéder à l’université !

Communiqué de presse commun / CGT – FO – Solidaires – UNEF – UNL – FIDL

Communiqué de presse commun / CGT – FO – Solidaires – UNEF – UNL – FIDL

Pour les organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens CGT – FO – Solidaires – UNEF – UNL – FIDL réunies le 24 octobre 2017, un constat s’impose, celui d’une politique libérale visant à accroître les inégalités au profit d’une minorité.

Qu’il s’agisse :

  • de nombreuses dispositions inacceptables des ordonnances, limitant des droits des salariés-es ;

  • des risques qui pèsent sur les droits des salariés-es et demandeurs d’emploi en matière d’assurance chômage ou de formation professionnelle ;

  • de mesures précarisant toujours un peu plus l’emploi et l’insertion des jeunes sur le marché du travail ;

  • de la remise en cause des droits à l’avenir des jeunes par l’instauration d’une sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur ;

  • de la modération salariale et de l’augmentation de la CSG ;

  • des atteintes au service public et à la protection sociale ;

les organisations signataires s’adressent solennellement au gouvernement afin qu’il prenne en considération les attentes sociales multiples qui s’expriment dans le public et le privé, par les actifs, les jeunes, les demandeurs d’emploi et les retraités-es.

Compte tenu de la gravité de la situation, elles décident de faire du 16 novembre 2017 une journée de mobilisation interprofessionnelle, étudiante et lycéenne, par des grèves et manifestations.

Elles invitent les autres organisations syndicales et de jeunesse à s’y associer.

Valentin Heitzler, nouveau Président de la FIDL pour porter la parole des lycéens !

Valentin Heitzler, nouveau Président de la FIDL pour porter la parole des lycéens !

La FIDL, le syndicat lycéen a élu son nouveau Bureau National à l’occasion de son rassemblement national annuel de rentrée, ce dimanche 22 octobre. Ainsi, Valentin Heitzler, lycéen Dieppois en première ES au lycée Jehan Ango est élu président du syndicat lycéen.

 

La lutte contre la sélection à l’entrée de l’université sera le premier grand chantier de cette nouvelle équipe nationale avec comme objectif de construire un rapport de force solide face à Emmanuel Macron. Le gouvernement refusant d’admettre la ferme opposition des jeunes aux prérequis pour accéder à l’université. Ce rapport de force devra désormais s’instaurer dans la rue avec comme objectif la construction d’un mouvement contestataire d’ampleur.

 

Le nouveau président a exprimé sa volonté de ne rien lâcher sur la question des prérequis :

« Si le gouvernement s’obstine à vouloir instaurer un système sélectif qui vise à exclure toute une partie de la jeunesse des bancs de la fac, la FIDL se mobilisera et ne cédera que lorsque nos revendications seront entendues ! »

 

L’organisation lycéenne a également réaffirmé son intention de promouvoir l’engagement militant en amplifiant ses combats historiques contre les inégalités et les discriminations. Elle s’attellera aussi à défendre les droits lycéens et à se battre pour en conquérir de nouveaux.

 

Enfin ,Valentin Heitzler, président de la FIDL, a exprimé son souhait de ne plus voir uniquement la jeunesse comme force d’opposition, mais d’en faire également une alternative face à un modèle de société qui renie de plus en plus les valeurs humaines et de solidarités. Cela se traduira entre autres par la construction d’une campagne pour la semaine de l’éducation contre le racisme, par la promotion de de la solidarité ainsi que par l’aide que l’organisation apportera aux mineurs isolés étrangers dont la situation est inacceptable.

 

Liste du nouveau Bureau National :

Président : Valentin Heitzler

Secrétaire Générale : Inès Tormo

Vice-Présidente : Chloé Deverly

Trésorier : Samuel Szenker

Responsable communication : Adémis Luc

Délégué aux questions sociales : Lola Hourlier

Délégué à l’enseignement supérieur et l’orientation : Hervé Bernard

Délégué à la vie lycéenne : Alexandre Rault

Responsable communication : Adémis Luc

Les lycéens boycottent la remise  du rapport sur l’enseignement supérieur

Les lycéens boycottent la remise du rapport sur l’enseignement supérieur

Sans retrait des pré-requis, la FIDL refuse de continuer le marathon des pseudo-concertations qui n’est ni plus ni moins qu’une mascarade.

La FIDL était reçue ce matin, jeudi 19 octobre, au cabinet de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, afin d’évoquer la réforme de l’enseignement supérieur et la question de la sélections à l’entrée des universités introduite par les pré-requis.

La FIDL dénonce un faux dialogue dans lequel les décisions sont déjà prises. Le syndicat lycéen affirme son agacement face à de multiples rencontres laissant croire à la volonté de prendre des décisions communes, qui ne sont finalement que des coups de communication en faveur du gouvernement. Celui-ci, en plus de rester très vague sur ses intentions concrètes, maintient sa volonté d’instaurer la sélection à l’entrée des universités par le biais d’un système de pré-requis, allant à l’encontre du droit des lycéens à accéder à la filière universitaire de leur choix.

La FIDL n’assistera donc pas cette après-midi à la remise du rapport des concertations sur la reforme du premier premier cycle universitaire en opposition ferme à une reforme qui ne fera que renforcer les inégalités entre les jeunes.

Ce week-end, l’ensemble des responsables nationaux de la FIDL se réunissent en Conseil National en région parisienne; À l’issu duquel, des dates de mobilisations et d’actions lycéennes seront annoncées pour la rentrée en convergence avec les salariés.

NON à la sélection à l’entrée des universités !

NON à la sélection à l’entrée des universités !

Cet été, le gouvernement dirigé par notre cher président Macron a affirmé vouloir instaurer la sélection à l’université. Pour masquer cette idée de sélection, il préfère parler de « pré-requis ». Néanmoins l’idée reste la même : nier le droit le plus fondamental des lycéens et bacheliers, celui d’avoir a une place à l’université !

Cette mesure est au cœur du projet libéral de notre gouvernement. En effet, ceux qui ne seront pas sélectionné dans la filière de leur choix pourront toujours aller dans des écoles privées, mais que deviendront ceux qui n’en ont pas les moyens ? Cette réforme va accentuer les inégalités !

Avec la casse du code du travail, pour le gouvernement il faut casser l’Éducation nationale publique…

La politique du gouvernement remet en cause le modèle d’égalité des chances à la française. Ne nous méprenons pas : il n’y a ici aucun progressisme ou renouveau. Bien au contraire, Macron continue un chantier qui a commencé il y a plusieurs dizaines d’années, de casse du service publique. Sa politique n’est pas très éloignée de celle de Sarkozy de « non remplacement d’un fonctionnaire sur deux » !

La promotion de la « méritocratie » n’est en réalité qu’une façon d’exclure de la fac tous les lycéens issus de filières professionnels, technologiques ou de lycées dits « mal-vus ». Indirectement, cela va renforcer la reproduction sociale : les enfants de cadres iront à l’université mais les enfants d’ouvriers en seront exclus hormis de rares exceptions !

La sélection va fragiliser les jeunes et les familles les plus précaires

Dans beaucoup de famille peu aisées, l’espoir d’avoir un enfant diplômé est aussi celui de voir la famille s’élever socialement. Seulement, il a été prouvé que tous les enfants ne partent pas avec le même capital culturel. Un fils d’ingénieur aura plus de chance d’accéder à l’université qu’un fils d’ouvrier ou d’employé avec peu qualification. La sélection, c’est une nouvelle barrière contre l’ascension sociale des jeunes issus de milieux défavorisés !

Il ne faut pas non plus négliger la question des départements d’Outre-Mer. En effet beaucoup de bacheliers d’Outre-mer sont amenés à rejoindre la métropole pour poursuivre leur études dans le supérieur. Cela implique déjà de nombreux frais à la charge des familles.

Si leur enfant est refusé d’un établissement public, ils devront se tourner vers le privé et de nouveaux coûts se rajouteront à la liste déjà longue des « frais de scolarité ». Les lycéens risquent donc d’avoir encore plus de difficultés pour se lancer dans des études supérieures ! Une fois de plus le gouvernement ne travaille pas pour l’épanouissement collectif, mais bien pour une minorité de privilégiés, de nantis, d’élus. Autrement dit pour la bourgeoisie.

Pourquoi faut-il se mobiliser plus cette fois que les autres ?

Il faut se mobiliser maintenant contre la sélection pour que TOUS les lycéens aient la liberté de continuer leurs études après le lycée dans la filière de leur choix.

Il faut se mobiliser maintenant contre la sélection car les lycéens n’ont pas à payer les pots cassés des politiques d’austérité rejetées par une majorité de la population.

Il faut se mobiliser maintenant contre la sélection car le gouvernement s’attaque aux valeurs d’égalité de la république française !

Il faut se mobiliser maintenant pour garder l’héritage des luttes lycéennes.

Défendons l’égalité des chances !

Le rôle de l’État est de lutter contre les inégalités sociales et économiques qui affectent la scolarité de certains lycéens démunis. Il doit donc mener une vraie politique pour la vie étudiante, de façon à ce que les jeunes issus de milieux défavorisés ne soient pas obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins et mettre en péril la réussite de leurs études.

Dans le cadre de la consultation organisée au Ministère de l’Enseignement Supérieur, la FIDL a fait de nombreuses propositions pour défendre l’égalité dans l’accès à l’éducation. Nous proposons par exemple d’augmenter le budget de l’enseignement supérieur, d’améliorer le parcours d’orientation, de créer une année de transition facultative entre le lycée et la fac…

Mais, nous constatons que nous n’avons pas été entendus et que le gouvernement met en danger les droits des lycéens !

En 1987, nous avons réussi à faire retirer le projet de loi Devaquet, l’ancêtre du projet de loi impulsé par Macron cette année visant à introduire de la sélection à l’entrée des universités. En 2005, nous nous sommes mobilisés contre le CPE, qui visait un créer un contrat moins bien rémunéré pour les jeunes. Nous avons obtenu l’abandon de cette mesure.

Aujourd’hui, en 2017, nous allons nous mobiliser partout en France contre la sélection à l’entrée des universités pour obliger le gouvernement à reculer !


SOLIDARITE NATIONALE entre les lycéens, étudiants, travailleurs !!!
Tous ensemble dans la rue le 19 Octobre !