Code du travail : les jeunes vigilants

Code du travail : les jeunes vigilants

Ce mardi 23 Mai, Emmanuel Macron a rencontré les syndicats des travailleurs pour échanger sur une future réforme du code du travail. A l’heure où le chômage des jeunes est supérieur à 20% et où la précarité augmente, la FIDL rappelle que les lycéens attendent du nouveau président qu’il leur garantisse de vraies perspectives d’avenir, plus de protection sociale et non l’inverse.

 

Le syndicat lycéen rappelle aussi que les jeunes demandent plus de Démocratie et de dialogue social. Ce n’est pas en gouvernant par ordonnance en consultant la population à minima que l’on recréera un lien de confiance entre les jeunes et la classe politique qui dirige le pays.

 

Par ailleurs, il y a aujourd’hui un lycéen sur trois qui a une activité rémunérée en dehors de ses cours. C’est particulièrement le cas dans les milieux populaires où trop de jeunes sont obligés de cumuler un emploi intense avec leurs études pour s’en sortir. Cela favorise le décrochage scolaire et diminue leurs chances de réussite. Nous attendons que le nouveau gouvernement agisse pour tenir la promesse d’égalité de la République et garantir l’accès à une éducation de qualité à tous les jeunes, sans qu’ils aient besoin de travailler pour subvenir à leurs besoins !

 

La FIDL demande à ce que les jeunes soient entendus si il doit y avoir une nouvelle réforme du code de travail car cela concerne directement leur avenir !

Réaction de la FIDL aux résultats de l’élection présidentielle 2017

Réaction de la FIDL aux résultats de l’élection présidentielle 2017

Les résultats de l’élection présidentielle apportent avec eux l’annonce d’une nouvelle victoire des valeurs de liberté et de fraternité sur celles de haine et de repli sur soi incarnées par le Front National. C’est la preuve que la mobilisation et l’engagement de chacune et de chacun a porté ses fruits. Malgré tout, le mot « victoire » est à prononcer à demi-mot. En effet Marine Le Pen a obtenu près de 34% des suffrages exprimés, ce qui est une première dans l’histoire de notre V ème République. Auparavant, jamais un parti d’extrême-droite n’avait réussi à s’approcher de si près du pouvoir. Ne l’oublions pas : 10,6 millions de voix pour un parti haineux et fasciste, c’est 10,6 millions de voix en trop. Gardons bien ça en tête pour que notre engagement pour la paix et la tolérance persévère au quotidien jusqu’à ce que ce chiffre soit réduit à néant.

 

La campagne présidentielle et l’Odyssée aux belles promesses s’achèvent mais les problèmes et difficultés que rencontrent les jeunes au quotidien sont toujours présents : Jeunes délaissés face à la pauvreté et à l’austérité ;  Manques de moyens et d’investissement dans l’éducation ; Manque de professeurs ; Classes surchargées ; Une filière professionnelle laissée pour compte et des inégalités toujours plus ancrées entre les territoires… Sans oublier que des milliers de mineurs dorment encore chaque soir dans la rue à défaut de se voir proposer une solution de logement stable. Dans ce cadre, nous attendons que le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, soit à l’écoute des préoccupations de la jeunesse de ce pays et qu’il mettra tout en œuvre pour que plus jamais un seul jeune ne se sente oublié et délaissé par les dirigeants et les politiques de ce pays.

 

Toutefois nous appelons à rester vigilant sur le virage excessivement libéral qu’Emmanuel Macron souhaiterait faire prendre à la France. Nous attendons du nouveau Président qu’il agisse pour que nous ayons tous de vraies perspectives d’avenir, loin du chômage et de la précarité.

Face à la haine, face à Le Pen : La République Réplique

Face à la haine, face à Le Pen : La République Réplique

Les résultats inquiétants du premier tour de l’élection présidentielle ont placé l’extrême-droite, à travers Marine Le Pen, au second tour ; une mobilisation citoyenne s’impose pour réaffirmer notre attachement aux valeurs de la République et de la démocratie.

Madame Le Pen a beau avoir bénéficié de maintes complaisances médiatiques, intellectuelles et politiques dans son entreprise de banalisation, elle n’en demeure pas moins une ennemie de ces valeurs.

Ce jeudi 4 mai à Paris, un grand concert sera donné sur la place de la République de 18h00 à minuit. Une vingtaine d’artistes et de personnalités viendront animer cet événement citoyen majeur.

Portée par un collectif de plus de 30 associations, cette initiative vise à réunir le front le plus large possible afin d’exprimer l’unité de la société civile face aux dérives racistes, antisémites, homophobes, sexistes et négationnistes du Front National de Marine Le Pen.

Lors de cette soirée, chacune et chacun est invité à venir exprimer un message commun : faire barrage au Front National dans les urnes ce 7 mai 2017.

Nous nous souvenons, car nous la connaissons peut-être mieux que quiconque, de notre histoire européenne et des plaies laissées par l’avènement de l’extrême droite au pouvoir il y a quelques décennies à peine, des plaies que nous travaillons encore aujourd’hui à refermer. Chaque individu est invité à se mobiliser et à faire un choix clair. Celui-ci ne sera pas aussi simple pour les uns que pour les autres. Mais il doit être fait.

Parce que notre pays ne doit pas retomber dans un régime dans lequel les droits des uns ne seront plus les mêmes que ceux des autres.

Parce que nous devons protéger notre État de droit dans lequel la liberté d’expression et de manifestation restera un principe inscrit dans la loi.

Parce que nous avons notre rôle à jouer pour empêcher de rallonger la liste des nationalistes réactionnaires au pouvoir dans le monde.

Parce que la démocratie doit être protégée de ceux et celles qui cherchent à l’instrumentaliser et l’affaiblir pour mieux la détruire.

Pour toutes ces raisons, nous appelons à voter le 7 mai contre Marine Le Pen. Ce jour-là, il ne s’agira pas de s’abstenir ou de voter blanc mais de faire en sorte que Marine Le Pen réalise le score le plus faible possible.

Les lycéens mobilisés contre le FN le 1er Mai !

Les lycéens mobilisés contre le FN le 1er Mai !

La FIDL, le syndicat lycéen, a participé aux rassemblements organisés pour la fête du travail qui ont réuni plus de 100 000 personnes partout en France. Au vu du contexte électoral, cette mobilisation était l’occasion de rappeler l’opposition des lycéens au Front National  Marine Le Pen.
La FIDL, le syndicat lycéens, s’oppose à une vision du monde du travail organisée selon la « priorité nationale » de Marine Le Pen qui augmentera la concurrence entre les travailleurs et légalisera les discriminations. Le Front National cherche à instrumentaliser à des fins électoralistes les peurs liées à la montée du chômage en utilisant les étrangers comme des bouc-émissaires alors qu’ils ne sont pas responsables de la situation de crise que connaît la France. Les jeunes attendent de vraies proposition et de vraies solutions pour lutter contre la précarité alors que le FN de Marine Le Pen, ne fera qu’accentuer les problèmes en divisant la jeunesse !
Les lycéens refusent de vivre dans un pays dirigé par un parti raciste, xénophobe, sexiste, homophobe et opposé aux valeurs de la démocratie. Ils se battront jusqu’au second tour pour défendre les valeurs d’égalité et de vivre-ensemble de notre République. Toute la semaine, des actions seront organisées partout en France pour faire barrage au Front National et lutter contre l’abstention.
La FIDL, appelle un maximum de lycéens à se joindre au concert organisé ce jeudi 4 mai à Paris – Place de la République à 18H00 afin de montrer que face à la haine, face à Le Pen, la République réplique !
Marine Le Pen au 2nd tour : MOBILISONS-NOUS !

Marine Le Pen au 2nd tour : MOBILISONS-NOUS !

Aujourd’hui, Marine Le Pen, candidate du Front National et fille de Jean-Marie Le Pen, s’est qualifiée pour le second tour des élections présidentielles. La FIDL, le syndicat lycéen, déplore ce résultat et appelle les jeunes à se mobiliser partout en France !

La percée du Front National est basée sur le mensonge : sa dédiabolisation est un mensonge, son soit disant programme social est en réalité un écran de fumée qui sert à dissimuler son idéologie qui reste profondément raciste, xénophobe, réactionnaire. Ce parti est un danger pour l’avenir des jeunes. Suppression de l’école gratuite pour les enfants d’étrangers, banalisation de la parole raciste, position rétrograde sur le droit des femmes… ce parti ne doit pas arriver au pouvoir en France !

La FIDL appelle à toutes celles et ceux qui sont attachés aux valeurs de la démocratie à manifester leur refus de l’extrême-droite et à se mobiliser afin que le score de Marine Le Pen soit le plus faible possible. À Paris, un rassemblement aura lieu dès ce lundi 24 Avril à 18h place de la République.

Le FN n’est pas un parti comme les autres.

Le FN n’est pas un parti comme les autres.

Attention : des fachos et des corrompus sont aux portes du pouvoir

Depuis l’arrivée de MLP à la tête du parti, et sur les conseils du vice-président, Florian Philippot, le FN est dans une stratégie de « dédiabolisation », qui consiste à déconstruire l’image négative qui aurait été forgée par les ennemis (médias, partis adverses, magistrats…). Le FN se pose, comme d’habitude, en victime : tout le monde lui en voudrait car, selon le FN, l’image « diabolisée » du parti serait purement artificielle, et donc injustifiée.

I.Le FN et le nazisme

Rappelons quelques faits historiques autour du FN.

Premièrement, il a été fondé par des anciens nazis, comme Léon Gauthier, Waffen-SS dans la division Charlemagne, directement au service de Himmler et du parti nazi (les SS étaient directement en charge des camps de concentration et d’extermination de 1942 à 1945, en plus de se battre sur le front, et les Waffen SS étaient vus comme l’élite de la SS, donc de la race aryenne).

D’autres membres fondateurs – comme Pierre Bousquet ou Victor Barthélémy – avaient de hautes responsabilités sous le gouvernement de Vichy ou dans la LVF (Légion des volontaires français) et furent condamnés pour Collaboration à la Libération.

Quant à Jean-Marie Le Pen, son premier président, le moins que l’on puisse dire est que son pedigree est chargé :

– élu poujadiste en 1956 (mouvement qui se déploya dans l’antiparlementarisme et l’antisémitisme)

– engagé volontaire dans l’armée française pendant la Guerre d’Algérie où il se vantera d’avoir torturé des militants du FLN

– dirigeant d’une maison d’édition (la SERP) qui s’illustra dans l’édition de disques de chants du 3ème Reich

– adepte des sorties racistes, antisémites et négationnistes (Shoah qualifiée de « point de détail », jeu de mot à l’encontre d’un ministre de Mitterrand : « Durafour crématoire », affirmation de l’ « inégalité des races »,…)

Bref, les ambiguïtés du FN avec le nazisme sont très nombreuses, et toujours pas dissipées : beaucoup de membre du FN soutiennent Robert Faurisson, chef de file des négationnistes en France (expliquant que la Shoah n’a pas existé), Jean-Marie Le Pen est le parrain de la fille de l’humoriste Dieudonné qui a sombré dans l’antisémitisme.

Le FN a beau vouloir faire une opération « mains propres » en excluant les négationnistes qu’on entend le plus (comme Benoît Loeuillet après la diffusion du reportage sur C8 le 15 mars 2017, où celui-ci révélait ses sympathies pour les thèses de Leuchter, négationniste américain), l’idéologie du parti et les propos qui en découlent restent profondément empreints de cette mentalité, à la fois complotiste, antisémite et raciste). Enfin, si Marine Le Pen voulait vraiment rompre avec cet héritage, elle aurait pu aller dans un autre parti politique. Le fait qu’elle soit restée au FN et qu’elle n’ait jamais contredit officiellement les propos racistes et négationnistes tenus par son père montre bien qu’elle a toujours de la sympathie pour ces idées puantes, ou en tout cas qu’elle s’en accommode. Rappelons également qu’un de ses proches ais – Frédéric Chatillon – est un admirateur de Mussolini et a fricoté avec les milieux négationnistes. Rappelons enfin qu’elle s’est rendue en janvier 2012 à un bal à Vienne (Autriche) organisé par des pangermanistes nostalgiques du 3ème Reich qui, pour certains, proposèrent que Rudolf Hess, dauphin d’Hitler et principal rédacteur des lois racistes antisémites et racistes du 3ème Reich, reçoive le Prix Nobel de la Paix en 1987.

II.Le FN et la République

Pour l’extrême-droite, rien de plus normal que de détester le système républicain. Le FN a d’ailleurs été construit contre la République, et pas seulement la 5ème : le mouvement poujadiste (dont Jean-Marie Le Pen fut le député sus la IVème République.

L’extrême-droite ne peut détester la République puisqu’elle proclame tout ce que ce courant politique déteste : l’égalité entre les personnes (que Marine Le Pen veut remettre en cause en modifiant la Constitution pour instaurer la « priorité nationale »), la liberté (que Marine Le Pen ne conçoit que comme sa propre liberté d’action), la fraternité (honnie par un camp politique obsessionnellement dans la recherche d’ « ennemis » : étrangers, pauvres, syndicalistes, gens de gauche, etc…), l’Etat de droit (dont Marine Le Pen a montré ce qu’elle en pensait en menaçant les policiers et les magistrats enquêtant sur les soupçons de délits financiers de son parti et de sa personne), la laïcité (qui, malgré sa prétendue défense par Marine Le Pen, est honnie par le FN puisque inspirée par l’égalité et la liberté, dans un parti qui considère que l’Islam et le judaïsme ne peuvent être traités à égalité avec le catholicisme), …

III.Le FN et l’Algérie

La République est d’autant plus honnie qu’elle représente pour l’extrême-droite le régime qui a « abandonné » l’Algérie française. L’extrême-droite, à l’instar de Jean-Marie Le Pen, prit le parti des colons les plus extrémistes qui désiraient poursuivre une logique de domination coloniale sur les « musulmans d’Algérie », privés de citoyenneté. Pour l’extrême-droite, le mépris envers les « musulmans d’Algérie » – en plein accord avec leur conception raciste de la société – et la recherche d’un puissance agressive sur la scène mondiale ont amené à une opposition frontale à l’indépendance de l’Algérie. Jean-Marie Le Pen s’engagea d’ailleurs volontairement dans l’armée française pour aller combattre en Algérie, où il se vantera d’avoir torturé des combattants du FLN. De la même manière, Jean-Marie Le Pen fut un proche de l’OAS et compta au Front national de nombreux sympathisants et anciens militants de cette organisation terroriste qui tenta d’assassiner le général de Gaulle et qui mena maintes actions terroristes au nom de la défense de l’Algérie française.

Aujourd’hui, le racisme anti-arabe (souvent camouflé derrière une haine des musulmans) dont fait preuve le Front national ne peut se comprendre dans sa virulence que si l’on intègre bien que le FN a deux mamelles historiques : Vichy certes, mais également la Guerre d’Algérie, blessure narcissique et tombeau des prétentions d’oppression et de domination, ce que, dans la mentalité de l’extrême-droite, sont deux méfaits que les Arabes doivent éternellement « payer ».

IV.Le FN et les affaires

Enfin, le FN, contrairement au discours qu’il tient, est très loin d’être un parti politique « propre » (au sens qu’il n’aurait rien à se reprocher), à commencer par ses cadres dirigeants les plus célèbres. Environ 15% des cadres FN sont actuellement soupçonnés de crimes ou délits, contre 2 à 3% pour les partis politiques dits « classiques. » Ce n’est pas très étonnant : sans en faire un exposé exhaustif (on n’en aurait pas la place ici), on peut évoquer les très nombreuses condamnations de Jean-Marie Le Pen, notamment pour incitation à la haine raciale ; son héritage extrêmement douteux de l’immense fortune d’Hubert Lambert en 1977, dont la propriété de Montretout, etc. Ce n’est pas terminé avec la sortie de Jean-Marie Le Pen du parti : les affaires en cascade dans lesquelles sont impliqués le parti, et sa cheftaine Marine Le Pen (les emplois fictifs au Parlement européen, l’affaire Riwal-Jeanne et la minoration du patrimoine).

V.Votons aux présidentielles !

On le voit, ce que le FN appelle la « diabolisation » n’est rien d’autre qu’une explication de ce que sont l’idéologie et les pratiques de ce parti. Il n’y a donc guère besoin de chercher un complot médiatico-politique : le FN est effectivement un parti de racistes, de nostalgiques du IIIè Reich, de revanchards de la perte de l’Algérie française et d’escrocs.

Alors, pour éviter l’accession au pouvoir de Marine Le Pen au mois de mai (elle est créditée d’un pourcentage d’intentions de vote considérable), il faut faire fonctionner la démocratie et aller voter les 23 avril et 7 mai prochains. L’abstention, encore aujourd’hui, favorise le FN, parce que les électeurs FN sont largement plus mobilisés pour aller voter que le reste de l’électorat. Alors, n’oubliez pas d’aller voter !