Réduction des subventions régionales pour la Seine-Saint-Denis (93) :  La jeunesse touchée !

Réduction des subventions régionales pour la Seine-Saint-Denis (93) : La jeunesse touchée !

A la rentrée 2016, Valérie PECRESSE, présidente de la Région Ile-de-France, a fait part au président du conseil départementale du 93 de sa volonté de réduire les subventions allouées à ce département. Cette mesure, difficile à accepter mais surtout à comprendre, doit nous démontrer la volonté de nombreux élus à délaisser la jeunesse, en particulier celle se trouvant dans des situations déjà précaires.

La FIDL, le syndicat lycéen, dénonce une mesure qui touchera d’emblée les jeunes et notamment les lycéens. En effet, cette mesure de la région impactera directement les aides publiques dédiées à l’aide aux transports, notamment le financement de la carte Imagine R pour tous jeunes scolarisés. La FIDL, s’oppose fermement à la réduction drastique des aides de la région île-de-France pour les élèves boursiers de Seine-Saint-Denis.

L’organisation, met en garde face aux mouvement de jeunesse légitime qu’elle pourrait impulser dès la rentrée. Il n’est pas acceptable de s’attaquer aux acquis de la jeunesse. Au même titre que la réduction des APL, cette suppression des aides pour les élèves boursiers renforcera la précarité. La jeunesse refuse d’être la variable d’ajustement du budget de l’État !

La FIDL, le syndicat lycéen, attend une réaction ferme du gouvernement par la voix du Ministre de L’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer. L’Education et son accès est un droit ! Les politiques de jeunesse doivent accompagner les jeunes et non les précariser.

L’organisation demande au gouvernement d’être garant des acquis obtenu par et pour la jeunesse.

Coupes budgétaires : NON à la casse des services publics !

Coupes budgétaires : NON à la casse des services publics !

Lors de sa rencontre avec les élus locaux, le gouvernement d’Emmanuel Macron avait promis de ne pas baisser les dotations aux collectivités en 2018. Mais fin Juillet, il a signé un décret retirant 300 millions d’euros au budget qui leur était alloué. Une nouvelle promesse détournée, et de nouvelles déceptions… Voire un sentiment de trahison quand on voit ce que cette baisse, qui sur le papier reste abstraite, signifie concrètement pour les collectivités et pour tous les citoyens ! Si le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner affirme que ces annulations de crédits ne touchent aucun projet en cours de réalisation, et que cette décision revient simplement a retirer de l’argent qui n’est pas utilisé, la réalité est toute autre.

Cette coupe budgétaire touchera d’abord le tissu associatif. Pourtant, les associations assurent une mission importante dans notre société pour créer une vraie vie locale, promouvoir le vivre-ensemble et apporter de l’aide aux personnes les plus défavorisés. Les collectivités territoriales auront par ailleurs encore plus de mal à financer des aides pour les personnes âgées, des actions de lutte contre les discriminations, de la prévention contre les addictions ou à fournir des hébergements d’urgence…

Pour nous, les lycéens, cela signifie moins de moyens pour rénover et équiper les lycées. Moins de moyens aussi pour payer des Pass Culture, les livres scolaires, le trousseau professionnel et garantir à nous tous l’accès à une éducation de qualité. Les régions sont aussi en charge de financer les transports régionaux et toutes les réductions des cartes de transport à destination des jeunes.

La réduction du budget des collectivités territoriales aura donc pour conséquence d’augmenter les inégalités et la précarité !

Cette baisse de moyens est d’autant moins justifiable qu’elle va augmenter les inégalités entre les territoires. Les dotations de l’État à destination des collectivités territoriales permettent de redistribuer les richesses sur tout le territoire français, de lutter contre les inégalités entre les régions riches et les régions pauvres.

La gouvernement a donc fait le choix de délaisser des milieux les plus défavorisés. Tout comme les APL, nous ne devons pas laisser le gouvernement faire de la jeunesse la variable d’ajustement du budget de l’État !

Baisse des APL : NON à la précarisation des jeunes !

Baisse des APL : NON à la précarisation des jeunes !

La FIDL, le syndicat lycéen, dénonce fermement la décision du gouvernement d’Edouard Philippe de baisser l’Aide Personnalisée au Logement. C’est 2,6 millions de foyers en situation précaire dont 800 000 étudiants qui seront privés d’une partie de cette aide, indispensable pour garantir leur autonomie. Cette coupe budgétaire serait d’autant plus grave qu’un quart des étudiants français vit sous le seuil de pauvreté. Avec la hausse du prix de l’immobilier et le manque de logements étudiants, une réduction de l’APL est impensable pour ces centaines de milliers de jeunes.

 

Le syndicat lycéen, qui devrait être reçu par le Ministre de l’Education Nationale à la rentrée, attend du gouvernement qu’il comprenne son erreur et la crainte qu’il a créé chez les jeunes. L’organisation met en garde sur la possibilité d’une mobilisation massive des lycéens aux cotés des salariés en septembre et espère que le gouvernement reviendra sur sa décision.

 

La FIDL rappelle que les étudiants ne seront pas les seuls concernés par cette mesure. De nombreux lycéens, notamment dans les voies professionnelles ou technologiques, qui le seront aussi massivement. En effet, la régionalisation de la carte des formations professionnelles, qui s’applique depuis la rentrée dernière, oblige de nombreux lycéens à quitter le domicile familial pour aller étudier dans une autre région ; Les obligeant de ce fait à prendre un logement lorsqu’il n’y a pas de possibilité d’internat.

 

La jeunesse tient à rappeler que 5 euros c’est beaucoup, surtout lorsqu’on est en difficulté. Avec cette mesure, c’est le loyer de millier de jeunes qui augmentera de 60 euros par an. La FIDL réfute d’ailleurs la thèse disant que cette mesure vise à faire baisser les loyers de manière générale. Elle n’aura strictement aucun effet. Cette mesure vise à faire de la jeunesse une variable d’ajustement du budget de l’Etat.

 

Alors que le chômage et la précarité touchent toujours autant les jeunes, les jeunesse attend du gouvernement qu’il la soutienne à travers son émancipation plutôt que de la laisser livrer à elle-même !

 

La FIDL estime que l’autonomie est un droit et que tous les jeunes doivent pouvoir se loger dans de bonnes conditions afin de réussir leurs études ou leur insertion professionnelle. Les lycéens attendent du gouvernement qu’il investisse pour leur avenir, les aident à sortir de la précarité et lutte contre les inégalités !

Code du travail : les jeunes vigilants

Code du travail : les jeunes vigilants

Ce mardi 23 Mai, Emmanuel Macron a rencontré les syndicats des travailleurs pour échanger sur une future réforme du code du travail. A l’heure où le chômage des jeunes est supérieur à 20% et où la précarité augmente, la FIDL rappelle que les lycéens attendent du nouveau président qu’il leur garantisse de vraies perspectives d’avenir, plus de protection sociale et non l’inverse.

 

Le syndicat lycéen rappelle aussi que les jeunes demandent plus de Démocratie et de dialogue social. Ce n’est pas en gouvernant par ordonnance en consultant la population à minima que l’on recréera un lien de confiance entre les jeunes et la classe politique qui dirige le pays.

 

Par ailleurs, il y a aujourd’hui un lycéen sur trois qui a une activité rémunérée en dehors de ses cours. C’est particulièrement le cas dans les milieux populaires où trop de jeunes sont obligés de cumuler un emploi intense avec leurs études pour s’en sortir. Cela favorise le décrochage scolaire et diminue leurs chances de réussite. Nous attendons que le nouveau gouvernement agisse pour tenir la promesse d’égalité de la République et garantir l’accès à une éducation de qualité à tous les jeunes, sans qu’ils aient besoin de travailler pour subvenir à leurs besoins !

 

La FIDL demande à ce que les jeunes soient entendus si il doit y avoir une nouvelle réforme du code de travail car cela concerne directement leur avenir !

Réaction de la FIDL aux résultats de l’élection présidentielle 2017

Réaction de la FIDL aux résultats de l’élection présidentielle 2017

Les résultats de l’élection présidentielle apportent avec eux l’annonce d’une nouvelle victoire des valeurs de liberté et de fraternité sur celles de haine et de repli sur soi incarnées par le Front National. C’est la preuve que la mobilisation et l’engagement de chacune et de chacun a porté ses fruits. Malgré tout, le mot « victoire » est à prononcer à demi-mot. En effet Marine Le Pen a obtenu près de 34% des suffrages exprimés, ce qui est une première dans l’histoire de notre V ème République. Auparavant, jamais un parti d’extrême-droite n’avait réussi à s’approcher de si près du pouvoir. Ne l’oublions pas : 10,6 millions de voix pour un parti haineux et fasciste, c’est 10,6 millions de voix en trop. Gardons bien ça en tête pour que notre engagement pour la paix et la tolérance persévère au quotidien jusqu’à ce que ce chiffre soit réduit à néant.

 

La campagne présidentielle et l’Odyssée aux belles promesses s’achèvent mais les problèmes et difficultés que rencontrent les jeunes au quotidien sont toujours présents : Jeunes délaissés face à la pauvreté et à l’austérité ;  Manques de moyens et d’investissement dans l’éducation ; Manque de professeurs ; Classes surchargées ; Une filière professionnelle laissée pour compte et des inégalités toujours plus ancrées entre les territoires… Sans oublier que des milliers de mineurs dorment encore chaque soir dans la rue à défaut de se voir proposer une solution de logement stable. Dans ce cadre, nous attendons que le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, soit à l’écoute des préoccupations de la jeunesse de ce pays et qu’il mettra tout en œuvre pour que plus jamais un seul jeune ne se sente oublié et délaissé par les dirigeants et les politiques de ce pays.

 

Toutefois nous appelons à rester vigilant sur le virage excessivement libéral qu’Emmanuel Macron souhaiterait faire prendre à la France. Nous attendons du nouveau Président qu’il agisse pour que nous ayons tous de vraies perspectives d’avenir, loin du chômage et de la précarité.

Face à la haine, face à Le Pen : La République Réplique

Face à la haine, face à Le Pen : La République Réplique

Les résultats inquiétants du premier tour de l’élection présidentielle ont placé l’extrême-droite, à travers Marine Le Pen, au second tour ; une mobilisation citoyenne s’impose pour réaffirmer notre attachement aux valeurs de la République et de la démocratie.

Madame Le Pen a beau avoir bénéficié de maintes complaisances médiatiques, intellectuelles et politiques dans son entreprise de banalisation, elle n’en demeure pas moins une ennemie de ces valeurs.

Ce jeudi 4 mai à Paris, un grand concert sera donné sur la place de la République de 18h00 à minuit. Une vingtaine d’artistes et de personnalités viendront animer cet événement citoyen majeur.

Portée par un collectif de plus de 30 associations, cette initiative vise à réunir le front le plus large possible afin d’exprimer l’unité de la société civile face aux dérives racistes, antisémites, homophobes, sexistes et négationnistes du Front National de Marine Le Pen.

Lors de cette soirée, chacune et chacun est invité à venir exprimer un message commun : faire barrage au Front National dans les urnes ce 7 mai 2017.

Nous nous souvenons, car nous la connaissons peut-être mieux que quiconque, de notre histoire européenne et des plaies laissées par l’avènement de l’extrême droite au pouvoir il y a quelques décennies à peine, des plaies que nous travaillons encore aujourd’hui à refermer. Chaque individu est invité à se mobiliser et à faire un choix clair. Celui-ci ne sera pas aussi simple pour les uns que pour les autres. Mais il doit être fait.

Parce que notre pays ne doit pas retomber dans un régime dans lequel les droits des uns ne seront plus les mêmes que ceux des autres.

Parce que nous devons protéger notre État de droit dans lequel la liberté d’expression et de manifestation restera un principe inscrit dans la loi.

Parce que nous avons notre rôle à jouer pour empêcher de rallonger la liste des nationalistes réactionnaires au pouvoir dans le monde.

Parce que la démocratie doit être protégée de ceux et celles qui cherchent à l’instrumentaliser et l’affaiblir pour mieux la détruire.

Pour toutes ces raisons, nous appelons à voter le 7 mai contre Marine Le Pen. Ce jour-là, il ne s’agira pas de s’abstenir ou de voter blanc mais de faire en sorte que Marine Le Pen réalise le score le plus faible possible.