La FIDL, le syndicat lycéen, tire la sonnette d’alarme sur l’état des lycées pour cette première rentrée du Ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. La lutte contre les inégalités devrait être une des priorités du gouvernement pour l’école républicaine. Cependant, la suppression des contrats aidés et la réduction des APL vont conduire à une montée des inégalités entre les lycéens !

La FIDL tient à attirer l’attention sur l’état des filières professionnelles. Les filières professionnelles ont été délaissées depuis plusieurs années et souffrent aujourd’hui d’un manque de moyens humains et matériels alors que ce sont elles qui accueillent les lycéens les plus en difficulté. La FIDL demande au gouvernement de réformer cette filière pour l’adapter aux métiers d’avenir et lui attribuer plus de moyens.

La FIDL tire la sonnette d’alarme sur la situation de lycéens qui se retrouvent une fois dans plus sans affectation pour cette rentrée scolaire. La circulaire, adoptée il y a deux ans, pour obliger les lycées à reprendre leurs terminales redoublant n’est pas encore appliquée partout. La surcharge des classes dans certaines zones complexifie la situation et ne permet pas de garantir l’accès à l’Éducation pour tous !

La FIDL est aussi inquiète suite aux annonces du gouvernement de mener une réforme des universités. L’organisation rappelle son opposition à toute forme de sélection à l’entrée des universités car elle serait synonyme de montée des inégalités et des discriminations entre les bacheliers. La lutte contre l’échec en première année et la surcharge de certaines filières sur APB doit passer par une amélioration du système d’orientation et un meilleur accompagnement des nouveaux étudiants. La FIDL se mobilisera contre une réforme qui consisterait à tenir à l’écart des études supérieures les étudiants les plus en difficultés.

La FIDL prend acte des annonces de Jean-Michel Blanquer au sujet d’une future réforme du Baccalauréat. L’organisation est prête à accepter l’intégration du contrôle continu qui existe déjà de fait pour les filières sélectives via la procédure APB. Toutefois, la FIDL demande au Ministre de l’Éducation nationale de mener une politique de lutte contre les discriminations basées sur le lycée d’origine dans le cadre de l’affectation post-bac.

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