La FIDL, le syndicat lycéen, s'indigne des propositions ultra-sécuritaires d'un gouvernement de plus en plus populiste en matière de lutte contre les violences scolaires
La FIDL tient à souligner le paradoxe de ce gouvernement qui s'obstine à supprimer des postes d'adultes dans les établissements scolaires et qui s'étonne par la suite des recrudescences des phénomènes de violences ! En effet, les collèges et les lycées ont besoins d'une présence forte des équipes pédagogiques plutôt que de la présence d'un GIGN de l'éducation !
« Si Nicolas Sarkozy a vraiment a coeur de faire baisser la violence scolaire, alors il est totalement a côté de la plaque, il remplace les profs par des flics ! Revenir sur les postes supprimés serait la seule solution efficace pour lutter contre la violence scolaire ! » estime Alix Nicolet, présidente de la FIDL.
Ce gouvernement s'acharne sur les jeunes! Ce n'est pas étonnant de la part du Président de la République d'autoriser les fouilles dans les établissements scolaires et d'étudier les possibilités d'affecter la police dans les établisssements sensibles, il continue sa politique de criminalisation de la jeunesse.
Face à cette enième politique sécuritaire de Sarkozy qui s'annonce comme un echec, comme les mesures précedentes, (cf les statistiques des violences aux personnes), quelle sera la prochaine étape ? Un flic par classe?
La FIDL, le syndicat lycéen,
s’indigne des propositions faites par le ministre de l’Education National
Xavier Darcos, à savoir mettre en place une police des écoles.
« Cette mesure qui prétend
résoudre les phénomènes de violences scolaires sonne comme populiste en pleine
période de recrudescence des actes de violences à l’intérieur des
établissements scolaire. » estime
Alix Nicolet, Présidente de la FIDL.
En effet, la FIDL insiste sur le
fait que la solution pour contrer les phénomènes de violences ne se résume pas
en installant des portiques de sécurité à l’entrée des collèges ou des lycées
et encore moins en mettant en place une police des écoles. La solution devrait
commencer par maintenir la présence d’adulte dans les établissements scolaires
au lieu de continuer à supprimer massivement des postes dans l’éducation
nationale.
La FIDL, qui s’est depuis longtemps intéressé aux phénomènes
de violences dans les lycées*, demande au gouvernement d’assurer la présence
d’adultes et de pédagogues au sein des collèges et des lycées et non pas
d’affaiblir leur présence dans la mesure où leur affaiblissement est aussi une
des causes de la multiplication des phénomènes de violences.
*La FIDL a travaillé toute cette année scolaire à la
publication d’un manuel lycéen contre la violence qui sera dès la rentrée
scolaire présent dans l’ensemble des CDI de France.
Résultats du Conseil Supérieur de l'Education La FIDL, le syndicat lycéen qui mobilise la jeunesse se retrouve
sans siège au Conseil Supérieur de l'Education. Le mode de scrutin
n'assure pas à cette instance un caractère représentif. La FIDL a fait
savoir a de nombreuses reprises, qu'il fallait modifier les règles
électorales, le corps électoral et l'information dans les
établissements, afin que les lycéens soient mieux représentés. C'est un
enjeu pour la démocratie lycéenne. La FIDL regrette qu'à la fois le
ministère mais aussi certaines des principales forces lycéennes n'aient
pas voulu faire évoluer le scrutin faisant des élections lycéennes les
championnes de l'abstentionnisme. Rappelons qu'il y a seulement 600
votants sur les plusieurs millions de lycéens, et qu'il serait plus
légitime d'organiser un suffrage direct, où tous les lycéens pourraient
s'exprimer.
La FIDL reste extrêmement attentive à la réforme du système
d'orientation, à la réforme de l'organisation des enseignements, à la
mise en place d'un véritable service public des stages. Les nombreux
lycéens dont les revendications sont portées par la FIDL et qui se sont
mobilisés à nos côtés peuvent compter sur le syndicat lycéen pour être
à leurs côtés au service d'une éducation de qualité pour tous!
La FIDL, a qui l'on a prouvé qu'elle dérangeait par sa force de
mobilisation, ne se laissera pas dérouter ni par ceux qui veulent casser
le lycée pour tous ni par ceux qui organisent une campagne dans le
but de salir le porte voix de la jeunesse.
C'est pourquoi, la FIDL donne rendez-vous aux lycéens dans la rue dès
la rentrée de Septembre contre les suppressions de postes, le test de
la réforme Darcos dans 100 lycées ... et montrera que son discours est
et reste majoritaire chez les lycéens.
La FIDL tient à affirmer qu'elle n'en reste pas moins combative, nos 21
années d'existence nous prouvent que les ministres passent, mais que la
FIDL reste !