Une éducation Low-Cost
L’hiver s’annonce rude pour les lycéens ! En ce mois de Novembre il ne fait pas bon vivre sur les bancs de l’école, et cela ne va pas en s’améliorant.
Nous assistons, depuis plusieurs années déjà, à la dégradation de notre école républicaine. Il n’y a plus de moyens dans les lycées, les conditions de travail pour nos professeurs sont déplorables, et les conditions de vie des lycéens sont insupportables.
Le gouvernement continu de supprimer des postes dans l’éducation nationale, les lycéens voient petit à petit leurs établissements se vider : des professeurs en moins, des concierges licenciés, des infirmières scolaires absentes, des documentalistes qui quittent nos bahuts. Mr le Ministre ne comprend pas que ce personnel est vital pour la vie d’un établissement. Les conséquences de cette politique restrictive sont prises de plein fouet par les lycéens. 35 élèves par classe, des professeurs non remplacés, des CDI fermés, des infirmières scolaires présentes un jour par semaine, des délais d’attentes de plusieurs mois pour rencontrer un conseiller d’orientation… Les lycéens ne peuvent plus vivre et étudier dans ces conditions dégradantes.
Ces dernières semaines plusieurs établissements ont criés leurs ras-le-bol avec des mots d’ordre très locaux, propre à chaque lycée où les élèves comme les professeurs ne veulent plus subir le résultat de cinq années de suppressions de postes.
Notre génération est la génération « crash test », les lycéens cumulent politique du chiffre, réforme bidons, manque de moyens, pas de consultation des lycéens : notre génération a le droit à une éducation Low-Cost !
Que faire ? Renoncer à étudier ?
La FIDL s'inquiète de cette situation où l'école de la république est laissée pour compte. L'éducation nationale doit avoir les moyens de former les citoyens et les moyens de ses missions ! Le ministre de l'Éducation doit rapidement choisir d'autres solutions que des classes en sureffectifs.
La FIDL souhaite l'instauration d'un droit fondamental à être scolarisé, la réouverture des discutions sur la mixité scolaire pour lutter contre les lycées ghetto. Enfin, la FIDL réclame la révision de la procédure d'affectations (publicité des critères, anonymisation, informatisation, etc.).
Si tu souhaites faire bouger ton bahut avec nous, rejoins la FIDL
Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne
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Une éducation bradée pour une police en pleine forme !
le ras-le-bol lycéen gagne du terrain...
« Trop c'est trop, Mr le ministre réagissez ! »
L’identité sexuelle dérange !
Communiqué de presse
La politique d’immigration s’en prend à notre Ecole !
La Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne est scandalisée par la violente expulsion d’Ilyès, lycéen de 18 ans scolarisé en 1ère scientifique au lycée Henri Parriat de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).
Ce lycéen a été brutalement expulsé le 2 novembre dernier en direction de l’Algérie alors qu’Ilyès doit passer son baccalauréat l’année prochaine. Nous apportons notre soutien et notre solidarité à Ilyès et à ces proches, victimes de la politique du ministère de l’Intérieur contraire à nos valeurs citoyennes.
Comment un préfet représentant la République peut-il cautionner qu’un lycéen soit arraché aux bras de ces parents et renvoyé dans un pays où il n’a ni repère, ni famille, ni école dans le seul but de satisfaire la politique de quotas d’expulsion imposé par un gouvernement sans scrupule?
Ce n’est pas la première fois que des lycéens sont victimes de ces expulsions arbitraires, il est temps de réagir fermement : Ilyès doit retrouver les bancs de l’école, ses camarades et ses professeurs et ne doit pas être condamné à abandonner ses études!
Nous ne pouvons ni tolérer ni rester neutre face à cette politique du chiffre qui porte atteinte au socle du vivre ensemble et à notre Ecole.
La FIDL appelle au respect du droit à vivre en famille et au retour immédiat d’Ilyès sur le territoire français auprès de sa famille, afin qu’il puisse étudier et construire son avenir à travers les valeurs d’une école pour tous à nouveau bafoué par un marché des expulsions, malheureusement de plus en plus fructueux.
La FIDL interpelle le Ministre de l’Education Nationale sur cette affaire en tant que garant des principes républicains, il en va de sa responsabilité de permettre à chaque élève quelque soit ces origines de pouvoir étudier en France.
Contacts Presse :
Hélène : 06 71 89 98 22 / permanente de la FIDL, le syndicat lycéen.
Kahina : 06 46 39 49 18 / porte-parole nationale de la FIDL, Lycéenne au lycée Eiffel à Gagny (93)




